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Ma collection de Baïonnettes

Category Archives: Z Russie

Baïonnette 6×5 (AK 74)

Baïonnette avec casque (Ssh 68)

Armement : fusil AK-74 et série AK100
Longueur : 286 mm
Poids : 230 gr
ø interne de la douille : 17,5  mm
Valeur :  €€€
Rareté :
 che1valierche1valierche1valierche1valier
Remarques :
La baïonnette (6×5) est encore utilisée par l’armée russe avec le fusil d’assaut AK-74M, il existe également une version bulgare.

Historique du modèle 6×5

Photo trouvée sur internet

Fusil AK-74M avec garnitures en polymère de couleur prune.

Photo trouvée sur internet

Cette baïonnette expérimentale (M1987 6X5) avec lame sans ouverture a été conçue à l’usine d’Izhevsk pour remplacer le modèle 6×4. Suite aux tests militaires subis en quantité limitée en Afghanistan en 1987, ce prototype avec son fourreau expérimental ne donna pas satisfaction.

Il a donc a été décidé en 1989 de modifier la conception initiale de la baïonnette et du fourreau, ainsi est née la baïonnette 6×5 sous la forme familière que nous connaissons.

Les poignées et fourreaux de couleur prune, des premières baïonnettes fabriquées utilisaient les mêmes polymères que ceux des garnitures des fusils AK74 fabriqués à la fin des années 1980, après 1991 ils seront de couleur noir mat.

Comme pour le modèle 6×4 qui l’a précédé, cette baïonnette plus légère (85 gr) avait l’avantage de pouvoir être :

  1. Utilisée efficacement comme poignard de combat lors d’un corps à corps.
  2. Accouplée au fourreau détachable et former une cisaille capable de couper un fil électrifié ou barbelé.
  3. Utilisée grâce à sa lame munie de dents pour scier divers matériaux même des tiges d’acier.

Petite proéminence anti-déverrouillage près du bouton poussoirLe bouton de verrouillage de diamètre 8 mm est lisse, on remarque près de la petite proéminence le n° du moule 6-1, dans ce casN° de série inscrit au crayon électrique

La poignée en polyamide PA-6 conçue d’une seule pièce intègre :

  1. Le système de verrouillage (bouton, verrou) en acier.
  2. La croisière munie de la bague également en acier.

Afin d’améliorer son adhérence par rapport au modèle 6×4, la partie destinée à la préhension munie de trois rainure est rugueuse et beaucoup plus affinée. La texture a tendance à être moins rugueuse sur la variante noire que sur celle de couleur la prune des premiers modèles. La meilleur prise en main, lorsque la baïonnette est utilisée comme poignard a permis de supprimer la lanière de maintien devenue inutile.

akm74-003Tampon d’inspecteur à l’encre bleue (M)Tampon d’inspecteur à l’encre bleue (OTK 15)

La lame en acier inoxydable très résistant, est revêtue d’une finition argentée mate. Elle a pour particularité d’être amincie par écrasement sur le tranchant et le contre-tranchant, se qui lui donne un aspect particulier (angles droits). Le côté opposé à la bague comporte 43 dents de scie usinées directement sur le bord supérieur environ sur 75 mm, son tranchant est soigneusement affûté sur toute sa longueur. Un traitement spécial de protection au titane a été appliqué sur le tranchant ainsi que sur la partie coupe-fil, non affûté du contre-tranchant. Elle est munie d’une ouverture de forme rectangulaire de 6×13 mm afin de pouvoir être utilisée comme coupe-fil en combinaison avec son fourreau, cette ouverture a certainement été réalisée grâce à un laser.

AKM74 02Ce modèle a été fabriqué uniquement à l’usine d’IzhevskN° du moule 1-2 dans ce cas, suivi d’un discret tampon d’inspecteur à l’encre bleue (OTK 7)N° de série inscrit au crayon électrique

Le fourreau est composé d’un corps en polymère moulé de couleur prune ou noire qui intègre la partie coupe-fil métallique, la cuvette en acier est ensuite emboutie à l’intérieur, son aspect est pratiquement identique au modèle 6×4, mais il est un peu plus léger.

Le porte-fourreau russe à gauche, vu de face est identique au modèle bulgare, seul la forme des rivets (creuse) de la partie métallique à l’arrière les différencie, voir (Porte-fourreaux) russe N° : PO 19 A.

Remarques perso :
Certaines baïonnettes de ce type ont été démilitarisées par l’adjonction d’une petite tige métallique au milieu de la bague dans les années 1990. Cette démilitarisation a été effectuée en Russie, la lame comporte un n° de série spécial.

Dernière mise à jour le 17/04/20.

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Baïonnette 6×4 (AKM Type II)

Fusil d’assaut AK74


Photo trouvée sur internet

Calibre : 5,45 x 39 mm
Action: de gaz : exploité, tournant le boulon avec 2 pattes
Longueur totale : 943 mm
Longueur du canon : 415 mm
Poids avec chargeur vide : 3,07 kg
Taux cyclique de feu : de 600 à 650 coups par minute

Fusil d’assaut AK74 spécificité :

L’AK-74 est un fusil d’assaut développé au début des années 70 par le concepteur d’armes russe Mikhail Kalashnikov pour remplacer l’AKM antérieur (lui-même une version raffinée de l’AK-47 ). Il utilise une cartouche plus petit calibre 5,45×39 mm, remplaçant celle de 7,62×39 mm des anciennes armes de type Kalachnikov.

Le fusil SVD Dragunov possède un cache-flamme à son extrémité ainsi qu’un ergot à baïonnette

Comme le modèle 6×3, le 6×4 équipa les fusils SVD Dragunov. Dans l’armée soviétique, des tireurs d’élites armés de fusils SVD faisaient partie de pelotons de fusiliers motorisés, qui prédéterminaient leur participation à des batailles d’armes combinées, y compris au corps à corps. Pour des raisons évidentes, le fusil SVD de tireur d’élite n’a presque jamais été utilisé avec une baïonnette, elle complétait l’équipement du militaire.

Baïonnette 6×4 (généralité)

Le modèle 6×4, successeur du modèle 6×3, fut mis au point en 1965 en URSS pour être utilisé avec le fusil d’assaut AKM modèle 1959/2, et également avec l’AK-74.

Comme pour le modèle 6×3 qui l’a précédé, cette baïonnette avait l’avantage de pouvoir être :

  1. Utilisée efficacement comme poignard de combat, grâce à la lanière qui la maintient parfaitement à la main lors d’un corps à corps.
  2. Accouplée au fourreau détachable et former une cisaille capable de couper un fil électrifié ou barbelé.
  3. Utilisée grâce à sa lame munie de dents pour scier divers matériaux même des tiges d’acier.

Le modèle 6×3 était muni d’une poignée assez massive, peu ergonomique et fragile, elle se détériorait à cause de l’utilisation comme marteau par ses utilisateurs.

Pour l’exemple, variante polonaiseVis pointées pour éviter le desserrement

La poignée monobloc (fabriquée dans un matériau très résistant appelé AG-4V), est maintenue à la soie par une goupille transversale « thermosoudée ». Le pommeau en acier peint en noir est fixé à la poignée par une vis, il possède près du bouton poussoir une petite protection anti-déverrouillage, processus hérité du modèle SVT 1940 TOKAREV.

La lame en acier inoxydable très résistant, de type Bowie, a pour particularité d’être usinée bilatéralement. Le côté opposé à la bague comporte 35 ou 36 dents de scie usinées sur le bord par rainurage sur environ 60 mm, son tranchant est soigneusement affûté sur toute sa longueur. Elle est munie d’une ouverture elliptique d’environ 6×14 mm afin de pouvoir être utilisée comme coupe-fil en combinaison avec son fourreau.

Plus tard la baïonnette 6×4 sera également fabriquée en Allemagne de l’Est, Bulgarie, Egypte, Pologne, Roumanie, et Yougoslavie.

Armement : fusil AKM, AK-74 et Dragunov SVD pour tireur d’élite
Longueur : 270 mm
Poids : 315 g
ø interne de la douille : 17,5 mm
Valeur : €€
Rareté :  che1valierche1valierche1valier
Remarques :
Il existe trois variantes principales du modèle 6×4 produit en URSS de 1965 à 1985.

La poignée du modèle soviétique est de couleur rougeâtres, elle ne changera pas durant ses vingt années de production. Toutes les parties métalliques sont peintes en noire ainsi qu’une petite partie de la lame près de la croisière.

La lanière de maintien en cuir ou en toile de couleur gris/vert ne comporte qu’une partie métallique, la boucle près du pommeau est maintenue par un rivet métallique.

AKM2 02 Le marquage de l’atelier de fabrication se situe toujours à l’extrémité du corps

Le fourreau est composé d’un corps en polymère moulé de couleur rougeâtre qui intègre la partie coupe-fil métallique, la cuvette en acier est ensuite emboutie à l’intérieur, il est naturellement isolé du courant électrique.

Le porte-fourreau utilisé pour ce modèle est, voir (Porte-fourreaux) russe N° : PO 19 A.

Variante 1 produite de 1965 à 1971

Spécificité

Les deux rivets de maintien de la croisière sont soigneusement abrasés.

Russie-AKM1-7095-003-copie.jpg

Les marquages spécifiques des deux ateliers de fabrication se situent sur le dessus de la soie, fabrication Tula (étoile) ou Izhmash (triangle avec une flèche à l’intérieur).

Matricule de l’arme à gaucheMatricule de l’arme

Variante 2 produite de 1972 à 1982

AKM2 01

Spécificité

Les deux rivets de maintien de la croisière sont visibles.

Le dessus de la soie est dépourvu des marques d’atelier.AKM2 03

AKM2 04

La seconde version de la baïonnette 6×4 se différencie par les marquages spécifiques des deux ateliers de fabrication qui peuvent se situer :

  1. Sur la poignée à droite fabrication TULA ou ISHEVSK.
  2. Sur la poignée près de la croisière à droite fabrication ISHEVSK.
  3. Sur la croisière fabrication TULA

En 1981, l’usine de Tula a cessé la production de fusils AK-74 pour commencer à fabriquer des AKS-74U (Krinkov) qui n’étaient pas censés être dotés de baïonnette. Les versions ultérieures de la baïonnette 6×4 ont été uniquement fabriquées par ISHEVSK.

 Variante 3 produite de 1983 à 1985

La troisième et dernière version de la baïonnette 6×4 est identique à la seconde, sauf l’extrémité du pommeau qui a été aminci au niveau de l’attache lanière, elle a été fabriquée uniquement par ISHEVSK .

Avis personnel sur l’attrait de ce modèle :
Tous les variantes pour fusils AKM, des pays membres de l’ex-pacte de Varsovie font bien sûr parties d’un thème de collection, la variante russe qui n’est pourtant pas la plus rare, est la plus recherchée.
Parmi ces 3 variantes, la n° 2 de fabrication ISHEVSK (triangle avec une flèche à l’intérieur), est la plus couramment rencontrée.

Dernière mise à jour le 12/05/20.

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Baïonnette 6×3 (AKM Type I)

Fusil d’assaut AKM1 (deuxième version)

akm2

Calibre : 7,62 x 39 mm
Action: de gaz : exploité, tournant le boulon avec 2 pattes
Longueur totale : 880 mm
Longueur du canon : 415 mm
Poids avec chargeur vide : 3,5 kg
Taux cyclique de feu : de 600 à 650 coups par minute

Introduit au service de l’armée soviétique en 1959, l’AKM est la variante la plus répandue de toute la série d’armes à feu AK et il a été largement utilisé par la plupart des états membres de l’ancien Pacte de Varsovie et de ses alliés africains et asiatique ainsi que largement exporté, et produit dans de nombreux autres pays. La production de ces fusils a été réalisée à la fois à l’usine de Tula Arms et à Izhmash . Il a été officiellement remplacé dans le service de première ligne soviétique par l’AK-74 à la fin des années 1970, mais reste utilisé dans le monde entier.

Le fusil SVD Dragunov possède un cache-flamme à son extrémité ainsi qu’un ergot à baïonnette.

Baïonnette 6×3, (généralité)

La baïonnette 6×3 a été adoptée avec le fusil d’assaut AKM modernisé, elle a été conçue sur la base du couteau «de mer» du lieutenant-colonel Todorov. Sa production en série a commencé en 1960 en URSS dans deux usines : Izhmash et Tula. Lors de sa conception le cahier des charges exigeait que : 

  1. La baïonnette devait avoir une résistance suffisante avec un poids minimum.
  2. La présence d’une baïonnette ne devait pas nuire à la maniabilité des armes et avoir un effet négatif sur la précision et la stabilité lors du tir.
  3. La monture à baïonnette devait être fiable et garantir sa préparation au combat rapide.

Contrairement à la poignée orange vif de la 6X3 standard, sa version «sniper» a une poignée en plastique cerise foncé qui ne dévoile pas la position de tireur.

A partir de 1963, elle équipa les fusils d’assaut AKMS (version para) et SVD Dragunov. Dans l’armée soviétique, des tireurs d’élites armés de fusils SVD faisaient partie de pelotons de fusiliers motorisés, qui prédéterminaient leur participation à des batailles d’armes combinées, y compris au corps à corps. Pour des raisons évidentes, le fusil SVD de tireur d’élite n’a presque jamais été utilisé avec une baïonnette, elle complétait l’équipement du militaire.

La baïonnette 6×3 n’est pas interchangeable avec la baïonnette 6×2 et ne peut être installée que sur l’AKM. Lors de son introduction, le nouveau fusil AK74 pouvait utiliser une baïonnette 6X3.

Contrairement au précèdent modèle 6×2 (AK47), qui s’était avéré peu fonctionnel lorsqu’il était utilisé comme couteau, principalement en raison de la forme infructueuse de la poignée, cette baïonnette avait l’avantage de pouvoir être :

  1. Utilisée efficacement comme poignard de combat, grâce à la lanière qui la maintient parfaitement à la main lors d’un corps à corps.
  2. Accouplée au fourreau détachable et former une cisaille capable de couper un fil électrifié ou barbelé.
  3. Utilisée grâce à sa lame munie de dents pour scier divers matériaux même des tiges d’acier.
Photo trouvée sur internet
Kit de remplacement de poignée de fabrication est-allemande
akm-1-003
La poignée assez massive est composée de deux parties en matière thermoplastique (AG-4V résistant à des températures de -196 à +200 °) fixées à la soie par deux boulons et écrous fendus. Les trous utilisés pour la mise en place des boulons et écrous sont ensuite recouverts de bouchons collés (isolateurs du courant électrique). Le pommeau possède près du bouton poussoir quadrillé une petite proéminence anti-déverrouillage, processus hérité du modèle SVT 1940 TOKAREV.

La lame en acier inoxydable très résistant, de type Bowie, a pour particularité d’être usinée bilatéralement. Le côté opposé à la bague comporte 35 ou 36 dents de scie usinées sur le bord par rainurage sur environ 60 mm, son tranchant est soigneusement affûté sur toute sa longueur. Elle est munie d’une ouverture elliptique d’environ 6×14 mm afin de pouvoir être utilisée comme coupe-fil en combinaison avec son fourreau.

akm-1-001 De haut en bas, baïonnettes fabriquées en l’URSS, en Allemagne de l’Est, en Hongrie, en Pologne, en Roumanie

Plus tard la baïonnette 6×3 sera également fabriquée en Allemagne de l’Est, en Hongrie, en Pologne, et en Roumanie.

 

akm-1-002

Armement : fusil AKM et éventuellement Dragunov SVD de tireur d’élite
Longueur : 273 mm
Poids : 275 g
ø interne de la douille : 17,5 mm
Valeur :  €€
Rareté :
  che1valierche1valierche1valierche1valier
Remarques :
Le modèle soviétique fut produit de (1960 à 1965), il précède le modèle AKM2.

russie-akm-mle-59.jpg

La couleur orange de la poignée n’est pas uniforme, elle peut varier du plus clair au plus foncé. La lanière de maintien en cuir ou en toile ne comporte qu’une partie métallique.

Russie-AKM1-7095-003-copie.jpg

La poignée :

  1. Le pommeau est de forme arrondie pour les modèles de première génération. Le crochet de fixation de la lanière de maintien situé sur la croisière peut être de forme arrondie ou droite. Dans ce cas les marquages d’atelier se situent sur la lame près de la douille, fabrication TULA (étoile) ou ISHEVSK (triangle avec une flèche à l’intérieur). Particularité, seulement le marquage TULA est répété sur la droite de la croisière.
  2. Le pommeau est de forme droite pour les seconds. Le crochet de fixation de la lanière de maintien situé sur la croisière est de forme droite. Dans ce cas, le marquage d’atelier uniquement ISHEVSK se situe sur la lame près de la douille.

Dans les deux cas le matricule de l’arme est inscrit au crayon électrique à gauche sur la croisière, les deux marques d’inspection, (un « 11 » à l’intérieur d’un ovale et un diamant) frappées à droite.

Le fourreau russe dans la majorité des cas est en acier isolé du courant électrique grâce à une protection en caoutchouc de couleur noire. Il existe des baïonnettes dites « transitoires » équipées de fourreaux avec corps en polymère moulé de type 6×4. Dans ce cas le matricule de la baïonnette est inscrit au crayon électrique sur la partie métallique du dispositif coupe-fil.

Le porte-fourreau utilisé pour ce modèle est, voir (Porte-fourreaux) russe N° : PO 19 A. Il a été conçu pour pouvoir détacher rapidement le fourreau du ceinturon en cas d’utilisation avec la baïonnette comme coupe-fil. Contrairement au modèle précédent 6×2 (AK47), il a l’avantage en cas de dégradation de pouvoir se remplacer rapidement, de manière autonome.

Avis personnel sur l’attrait de ce modèle :
Tous les variantes pour fusils AKM, des pays membres de l’ex-pacte de Varsovie font bien sur parties d’un thème de collection, la variante soviétique fabriquée à TULA est peu courante.

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Baïonnette 6X2 (AK47)

Fusil d’assaut AK47 (première version)

 

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Photo trouvée sur internet

Calibre : 7,62 x 39 mm
Action: de gaz : exploité, tournant le boulon avec 2 pattes
Longueur totale : 870 mm
Longueur du canon: 415 mm
Poids avec chargeur vide: 4,3 kg
Taux cyclique de feu : de 600 coups par minute

Lorsque l’Union soviétique, a adopté le fusil d’assaut AK47 à la fin des années 50, les autorités militaires du pays avaient jugé que le combat à la baïonnette était tombé en désuétude. Lors de sa conception initiale le fusil d’assaut AK47 n’avait pas de dispositif prévu pour accepter une baïonnette.

La baïonnette (56-X-212) a été développée en 1953, elle fut la première de type AK adoptée par l’Union soviétique à partir de 1955 (avec les fusils AK 47 de type 3). Après l’adoption de la baïonnette 6X2, bon nombre des AK pré-55 (types 1 et 2) ont été adaptés pour pouvoir l’utiliser, cependant, tous les AK47 antérieurs à 1955 n’ont pas été systématiquement modifiés.

L’utilisation au combat de la baïonnette 6×2 a démontré qu’elle était extrêmement efficace pour poignarder, mais lorsqu’elle était utilisée comme couteau, elle s’avèrait inconfortable, principalement en raison de la forme infructueuse de la poignée.

La baïonnette 6X2, du fait de son système de verrouillage sous l’extrémité du canon, n’est pas du tout compatible avec les versions ultérieures des fusils AK.

AK47 montageBaïonnettes accompagnées d’un casque russe (Ssh 40)

Modèle : AK47 (56-X-212)
Armement : fusil d’assaut Kalashnikov AK-47
Longueur : 314 mm
Poids : 285 g
ø interne de la douille : 17,5 mm
Valeur :  €€
Rareté : 
 che1valierche1valierche1valierche1valierche1valier
Remarques :
Le modèle soviétique fut produit durant une très courte période (1955 à 1960). Il porte à gauche sur la croisière le poinçon (un triangle avec une flèche de ISHEVSK), avec matricule de l’arme inscrit en travers sur le pommeau. Il existe des rares baïonnettes sans matricule qui ont été délivrées aux fusils modernisés ou qui étaient des baïonnettes de rechange.

Photo trouvée sur internetak47-001A ne pas confondre, à gauche matricule bulgare, à droite matricule russeak47-002Triangle avec une flèche à l’intérieur (arsenal d’ISHEVSK, le seul fabriquant)

La poignée a une forme fortement inspirée de la baïonnette M1914 suédoise, comme l’AK47 le mousqueton M1894 lors de sa conception n’avait pas de dispositif de fixation. Le pommeau est muni de deux oreilles semi-circulaires sur le dessus, qui intègrent le manchon reliant le canon et le tube de piston à gaz, le verrouillage s’effectue grâce à un bouton à levier quadrillé, situé sous la croisière. Les plaquettes en plastique de couleur orange sont maintenues à la soie par deux vis et écrous fendus bloqués mécaniquement.

La lame d’excellente qualité (dureté 60 HRC) est munie d’une gouttière, son tranchant inversé est soigneusement affuté, son extrémité est en forme de pointe de lance. Elle est toujours de finition phosphatée ce qui la rend bien sûr inoxydable.

Test Rockwell HRC, entre 60-62 : les lames disposant de cette dureté conservent leur tranchant longtemps, mais elles peuvent se montrer fragiles à la torsion, leur aiguisage s’avère assez difficile.

ak47 02Trou de drainage de l’eau (matérialisé par le pic en bois)

Le fourreau est inspiré du modèle SVT 1940 TOKAREV utilisé durant la Seconde Guerre mondiale. Il est formé d’un tube écrasé dont l’extrémité se termine avec deux feuilles de tôles repliées et soudées entres elles par points. Le ressort d’entrée est fixée au corps par un rivet. Le trou de drainage à l’extrémité des fourreaux russes se situe sur l’avant.

Le porte-fourreau attelé est fixé au corps par deux agrafes qui peuvent être en deux parties ou déjà pré-assemblées. La boucle de maintien en cuir de la baïonnette est maintenue à la sangle en toile par points de couture ou par un rivet.

Avis personnel sur l’attrait de ce modèle :
Toutes les variantes pour fusils AK47, des pays membres de l’ex-pacte de Varsovie font bien sûr parties d’un thème de collection. Celle-ci, est la plus recherchée par les collectionneurs, attention à ne pas la confondre avec la variante bulgare, en cas d’acquisition.

Dernière mise à jour le 31/12/19.

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Baïonnette modèle 1945 SKS

Modèle : SKS 1945
Armement : carabine Simonov modèle SKS 1945
Fixation : de façon permanente sur l’arme
Longueur : 312 mm
ø interne de la douille : 14 mm
Valeur :  €€
Rareté : che1valierche1valierche1valierche1valierche1valier
Remarques :
Le SKS-45 a été fabriqué à Tula Arsenal de 1945 à 1958 et à Izhevsk Arsenal en 1953 et 1954 a environ 2,7 millions de carabines. Au début des années 1950, les Soviétiques ont retiré la carabine SKS du service de première ligne et l’ont remplacée par l’AK-47, cependant, le SKS est resté en service de deuxième ligne pendant des décennies. 

Comme pour le modèle 1944, cette baïonnette pliante est fixée de façon permanente à l’aide d’une vis à la carabine. Elle a été utilisée par divers pays, notamment par l’Egypte et les troupes nord-vietnamienne.  

Poinçon d’origine russe (un triangle avec une flèche à l’intérieur, ISHEVSK)1949 02

Manchon fabriqué après 1952   

Le système de verrouillage à l’arme est commun à toutes les baïonnettes de type SKS. Uniquement pour le modèle russe, deux types de manchons existent, de 1949 à 1952 les pattes de l’évidement sont parallèles, à partir de 1952 la patte du dessous est fraisée, ceci afin d’améliorer la fixation de la baïonnette à l’arme.

1949 03Poinçon d’origine russe (un triangle avec une flèche à l’intérieur, ISHEVSK)

La lame est munie d’une gouttièreavec une une extrémité en forme de pointe de lance, sa finition peut être polie brillant, phosphatée, ou chromée.

Apparition :
Ce modèle fixé à la carabine fait une brève apparition dans le clip video de la chanson (Nathalie) de Gilbert Bécaud.

Avis personnel sur l’attrait de ce modèle :
Sans son mécanisme de fixation à la carabine, ce modèle n’a aucun attrait, complet il trouve sa place dans une collection. Le modèle avec lame chromée, destinée aux cérémonies officielles est particulièrement intéressant.

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Baïonnette modèle 1944 pliante

modèle 1944 Pliante 01

Modèle : 1944 baïonnette pliante
Arment : carabine Mosin-Nagant modèle 44
Longueur : 382 mm
ø interne de la douille :  mm
Valeur :  €€
Rareté :  che1valierche1valierche1valierche1valier
Remarques :
Cette baïonnette pliante fixée de façon permanente à l’aide d’une vis à la carabine, fut produite à partir de 1944 jusqu’en 1948. 

russie-mosin-nagant-verrouillage.jpgA gauche : verrouillage modifié après 1946, à droite : avant 1946 

Système de verrouillage, il existe deux types de manchons, celui employé le plus couramment utilisé avant 1946 ne maintient pas correctement la baïonnette à l’arme. Pour éviter cet inconvénient, il fut modifié après 1946, cette modification sera adoptée sur les clones de la carabines M44 entreprise avec l’aide de l’Union soviétique fabriquées en Chine, Pologne, Hongrie et Roumanie.

La lame qui possède quatre faces sans arêtes vives, est usinée en forme de tournevis plat à son extrémité afin de pouvoir démonter l’arme, toutes les parties métalliques de la baïonnette sont bleuies foncées. 

Période d’utilisation :
Ce sont les nouveaux fusils semi-automatiques SKS45 fabriqués à partir de 1949 qui ont éliminé l’utilisation en URSS de la carabine M44 devenue obsolète.

Avis personnel sur l’attrait de ce modèle :
Pour un prix d’achat dérisoire, idéale pour débuter une collection.

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Baïonnette modèle Tokarev 1940

Modèle : SVT 1940 TOKAREV
Armement : fusil SVT-40
Longueur : 364 mm
Poids : 280 g
ø interne de la douille 14 mm
Valeur :  €€€ €€€
Rareté :
  che1valierche1valierche1valierche1valierche1valierche1valier
Remarques :
Cette baïonnette était destinée à la version améliorée du fusil semi-automatique Tokarev SVT 40, remplaçant le modèle 38. Environ 1 600 000 exemplaires de fusil Tokarev SVT 40 ont été fabriqués, à partir de 1940 jusqu’en 1944 (1944 étant la dernière année complète de production du fusil).

Ce modèle a été fabriqué par deux arsenaux, marquages spécifiques sur la lame près de la croisière (étoile: fabrication TULA, ou triangle avec une flèche à l’intérieur: fabrication ISHEVSK). Conçue en 1940, alors que militairement la Russie soviétique était encore sereine, cette baïonnette est d’une très bonne qualité de fabrication.

Particularité le n° de série est inscrit sur la poignée

La poignée des premières baïonnettes fabriquées, était identique au très rare modèle 38 à lame longue qui l’a devancé. Elle ne comportait pas sur le pommeau la petite protection anti déverrouillage près du bouton poussoir. La protection sur les pommeaux nouvellement construits a été effectuée, car il a été constaté que lors d’un combat rapproché, le fusil de l’ennemi pouvait déverrouiller accidentellement la baïonnette fixée au canon.
Les plaquettes sont maintenues à la soie à la manière allemande par vis et écrous fendus.

tokarev 02

La lame bien proportionnée, de bonne qualité possède une gouttière, son extrémité amincie se termine en pointe de lance. Les premières versions produites jusqu’en janvier 1941, avaient le tranchant inversé. Cependant, il ne peut être exclu que l’emplacement de l’arête de coupe dépende du lot et du fabricant et puisse différer pour des armes de périodes différentes. Généralement toutes les parties métalliques de la baïonnette ont été bronzées et la lame abondamment graissée lors d’un re-conditionnement peu après la Seconde Guerre mondiale.

tokarev 03

Le fourreau est généralement formé d’un tube écrasé dont l’extrémité se termine avec deux feuilles de tôles repliées et soudées entres elles par points. Etrangement, il ne comporte aucun trou pour l’évacuation de l’eau. Les premiers fourreaux fabriqués avaient une extrémité fermée par une bouterolle.

Le porte-fourreau attelé en cuir ou en toile est démuni de sangle de maintien.

Période d’utilisation :
Utilisée avec le fusil SVT-40 qui était le plus souvent attribué à des sous-officiers et à des unités d’élite, pendant la Seconde Guerre mondiale à partir de juin 1941.

Remarques perso :
Vérifiez bien, la présence du porte-fourreau attelé lors de l’achat.

Avis personnel sur l’attrait de ce modèle :
Pour les fervents passionnés d’histoire de la Seconde Guerre mondiale, ce très peu courant modèle soviétique, l’un des plus beau, est indispensable dans une collection, seul petit hic, son prix d’achat reste relativement élevé.

Dernière mise à jour le 30/12/19.

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Baïonnette modèle 91-30

91-30 01

Photo trouvée sur internet

Modèle : 1891 modifié en 1930
Armement : 
fusil Mosin-Nagant modèle 1891/91-30
Longueur :
504 mm
ø interne de la douille : 
15,3 mm
Valeur : €€
Rareté : che1valierche1valierche1valier
Remarques :

La Russie tsariste n’était pas vraiment connue pour son changement, à la fin du 19ème siècle, alors que la plupart des pays Européens mettaient en service de nouvelles baïonnettes à lames plates à leurs nouveaux fusils, la Russie conserva un obsolète modèle à douille. La baïonnette modèle 1891 restera inchangée jusqu’en 1930, date à laquelle les Soviétiques ont modernisé le fusil et la baïonnette de 1891, tous les deux connus sous le nom de modèle 1891/30. 

91-30 02

Etoile: fabrication TULATriangle avec une flèche à l’intérieur : fabrication ISHEVSK91-30Poinçon de remise en étatMosin nagant comparaisonModèle du haut : destiné à l’exportation après la Seconde Guerre mondiale, n° de série inscrit au crayon électrique, modèle du bas : destiné à l’armée russe

Le mode de fabrication des baïonnettes modèle 1891 a été modifié par Kabakov et Komanritskil en 1930, par suppression de l’anneau de verrouillage et ajout d’un système mobile de fixation à ressort près de la douille. Il s’adapte sur tous les modèles de fusil  M1891, en revanche les baïonnettes M1891 ne peuvent se fixer que sur les fusils du même modèle. Ce modèle a été fabriqué que par deux arsenaux, marquages spécifiques sur la douille ou sur le bouton poussoir (étoile: fabrication TULA, ou triangle avec une flèche à l’intérieur : fabrication ISHEVSK).

La lame de section quadrangulaire assez légère identique au M1891, résiste parfaitement à la torsion. Son extrémité est usinée en forme de tournevis plat afin de pouvoir démonter l’arme et en outre éviter les blessures par maladresse. En effet dans l’armée russe, ces baïonnettes étant toujours fixées au fusil lors des combats et simplement retournées lors des déplacements.

Photo trouvée sur internet

La mise en place de la baïonnette sur le fusil s’effectue ainsi :

L’introduire sur l’extrémité du canon jusqu’au cran de mir (la lame vers le haut), à l’aide du bouton de verrouillage la faire pivoter vers la droite afin de la bloquer correctement en relâchant ce bouton. Les organes de visée du fusil sont réglés avec la présence de la baïonnette ce qui influe fortement sur la trajectoire de la balle lors du tir.

Période d’utilisation:
Utilisée pour la première fois pendant la Guerre d’Hiver russo-filandaise du 30 novembre 1939 au 13 mars 1940, Seconde Guerre mondiale, officiellement réformée en URSS en 1947, (export voir Roumanie).

Remarques perso :
Attention le diamètre interne de la douille peut varier en fonction des cotes d’usinage extérieures imprécises du canon du fusil 91-30, il est possible avec un outil spécial de réajuster la douille de la baïonnette. En aucun cas ce modèle de baïonnette ne doit être logé dans un fourreau métallique.

Avis personnel sur l’attrait de ce modèle :
Pour les fervents passionnés d’histoire de la Seconde Guerre mondiale, cette baïonnette encore assez courante, pour un prix d’achat dérisoire est indispensable dans une collection.

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Baïonnette modèle 1891

91 nagant 01

Armement : fusil Mosin-Nagant modèle 1891
Fixation : lame sur le côté droit du canon
Longueur :
 503 mm
Poids : 345 gr
ø interne interne de la douille : 
15,4 mm
Valeur : €€€
Rareté : che1valierche1valierche1valierche1valierche1valier
Remarques :
La Russie tsariste n’était pas vraiment connue pour son changement, à la fin du 19ème siècle, alors que la plupart des pays Européens mettaient en service de nouvelles baïonnettes à lames plates à leurs nouveaux fusils, la Russie conserva un obsolète modèle à douille. Le premier lot de baïonnettes et de fusils en série (503 539 pièces) a été fabriqué en France, à l’usine de Châtelleraut de 1892 à 1895. La baïonnette modèle 1891 restera inchangée jusqu’en 1930, date à laquelle les Soviétiques ont modernisé le fusil et la baïonnette M1891, tous les deux connus sous le nom de modèle 91-30.

Ces baïonnettes ont été produites par trois fabricants nationaux : Tula, Sestroryetsk et d’Ishevsk. Les premiers fusils ont été produits dans l’usine française de Châtellerault Arms et la production à grande échelle a commencé plus tard à Izhevsk et Tula. Pendant la Première Guerre mondiale, la Russie a commandé des fusils à deux sociétés américaines Remington et Westinghouse. De 1915 à 1917, Remington produisit 840 310 fusils M-1891, dont 131 400 sont arrivés en Russie en janvier 1917. Dans la même période, Westinghouse fabriqua 770 000 fusils, dont 225 260 ont été livrés à la Russie en janvier 1917.

 

Certains fusils M1891 avec leurs baïonnettes ont été récupérés par l’Autriche-Hongrie au cours de la Première Guerre mondiale (voir Autriche).

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91 nagant 05Marquage de l’arsenal d’Izhevsk avant 1928

russieDifférents marquages d’acceptation

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chatbaio-nagantPoinçon de la Manufacture Nationale d’armes de ChâtelleraultPoinçon de la Manufacture Nationale d’armes de Châtelleraultrussie-1891-rPoinçon du fabriquant américain Remington Arms (1915-17)

La douille, dont il existe plusieurs variantes, peut être décalée de 30, 60, ou 90° par rapport à la lame. Son mode de constitution très robuste, a l’avantage d’être démunie de coude qui était sujet à la rupture lors des combats à la baïonnette encore assez courants à l’époque.

Après la mise en place de la baïonnette, l’utilisateur tourne la lame de quelques ° dans le sens des aiguilles d’une montre, l’avance vers lui de manière à intégrer le guidon de l’arme, et tourne d’environ 1/4 de tour la virole dans le sens des aiguilles d’une montre, la douille est ainsi verrouillée.

La lame de section quadrangulaire assez légère résiste parfaitement à la torsion. Son extrémité est usinée en forme de tournevis plat afin de pouvoir démonter l’arme et en outre éviter les blessures par maladresse. En effet dans l’armée russe, ces baïonnettes étaient toujours fixées aux fusils lors des combats et simplement retournées lors des déplacements.

Période d’utilisation :
Guerre russo-japonaise 1904-05, Première Guerre mondiale, Révolution bolchéviqe 1917, Guerre d’Espagne, et jusqu’au début de Seconde Guerre mondiale.

Avis personnel sur l’attrait de ce modèle :
Pour les fervents passionnés d’histoire de la Première et de la Seconde Guerre mondiale, ce modèle est indispensable dans une collection.

Dernière mise à jour le 04/02/20.

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