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Ma collection de Baïonnettes

Category Archives: Z France

Baïonnette pour fusil FAMAS

Baïonnette accompagnée d’un casque toutes armes M-1978 F-1, et de quelques francsFamas 01

Longueur : 325 mm
ø interne des deux bagues : 22 mm
Poids : 315 g

Armement : fusil FAMAS
Fixation : au dessus du canon

Valeur : €€€
Rareté : che1valierche1valierche1valierche1valier

Cette baïonnette a la particularité d’avoir été fabriquée dans la firme privée, la « coutellerie Durol à Thiers », à environ 400 000 exemplaires durant une courte période, (de 1979 à 1989). Mis à part le marquage spécifique sur la lame et son fourreau en matière plastique, cette dernière version adoptée avec le fusil FAMAS est d’aspect identique au modèle MAS 58. De ce fait, il est tout à fait possible de trouver des baïonnettes MAS-58 logées dans des fourreaux prévus pour baïonnettes FAMAS. Lorsque la baïonnette est utilisée avec le fusil FAMAS, elle se fixe au dessus du canon de l’arme contrairement au fusil MAS-49/56.

L’ajustage des plaquettes comparativement au M-49/56 est parfait

La poignée est composée de deux plaquettes en plastique noir lisses, maintenues entre elles par deux vis et écrous fendus. Elle intègre un système de verrouillage à levier spécifique à ce modèle, particularité la croisière ainsi que le pommeau comportent une bague.

Comparatif entre la variante utilisée avec le fusil FAMAS et la toute première variante utilisée avec le fusil MAS 49/56.

Toutes les baïonnettes fabriquées à partir de 1956 jusqu’à 1989 sont conçues de la même façon. Une tôle d’acier pliée qui intègre le levier de verrouillage et le ressort sert de liaison entre la lame et l’anneau arrière maté sur une pièce. La poignée est de constitution fragile (torsion) car elle est dépourvue de soie pleine.

En haut poignée du modèle pour FAMAS, en bas M-49/56 (seulement trois rivets sont peints)

Pour le modèle pour FAMAS, six points de soudure électrique sont nécessaires pour maintenir la pièce de liaison de la lame et de l’anneau, pour le M-49/56 la pièce est maintenue que par quatre rivets.

En haut levier du modèle pour FAMAS, en bas M-49/56

Les leviers de verrouillage des deux modèles sont identiques (pas plus proéminent pour le FAMAS), l’encoche où se loge le ressort qui est un peu plus large pour le modèle pour FAMAS.

En haut plaquette droite du modèle pour FAMAS, en bas M-49/56

Les plaquettes sont de constitution identique, sauf la partie en contact pour le bloquage de la goupille amovible du levier de verrouillage (ronde ou rectangulaire).

Poignée d’un M-49/56

Détail du mécanisme de la poignée de la première variante utilisée à partir de 1956.

Marquage (DLT) coutellerie Durol à Thiers, février 1980

La lame de finition phosphatée (de longueur 200 mm, épaisseur 4,5 mm) est de type US M4.

france fourreau famasPour cette baïonnette, deux types de fourreaux ont été utilisés, le modèle B est le plus rareModèle A

Le fourreau modèle B de première génération, pourvu du double crochet de suspension au ceinturon est du même type que celui utilisé avec la baïonnette allemande G3.

Il est constitué d’un corps de forme angulaire en plastique moulé noir, le trou destiné à évacuer l’eau débouche directement sur celui utilisé pour le passage du lacet de maintien. La chape en tôle d’acier, est maintenue au corps par emboutissage. Un dispositif de verrouillage extérieur (ressort à lame muni d’un crochet plié) sur le côté, permet de bloquer correctement la baïonnette dans le fourreau. A l’arrière de la chape, une cornière en forme de L sert d’appui à la suspension en coton tissé (webbing), qui est maintenue par deux rivets emboutis. La sangle utilisée pour le maintien de la baïonnette est fixée à l’aide d’un rivet sur la suspension, elle se verrouille grâce à un bouton pression.

Le fourreau modèle A dépourvu de chape et de cuvette en acier est de conception simplifié, son coût de fabrication est moins élevé. Son corps asymétrique en plastique moulé noir intègre le ressort plat de bloquage maintenu par une simple goupille, il sert aussi de point d’appui à la suspension identique au modèle B.

Dans tous les cas, le corps du fourreau porte à l’avant le marquage (DLT) coutellerie Durol à Thiers, suivi du mois et de l’année de fabrication.

Remarques personnelles :
Le fusil d’assaut FAMAS, après plus de quarante ans d’utilisation sera progressivement remplacé à partir de 2017 par le fusil allemand HK 416 de même calibre.

Avis personnel sur l’attrait de ce modèle :
Bien plus rare que le modèle MAS-49/56 ou M-58, ce dernier modèle de fabrication Nationale privée, généralement en bon état, est indispensable dans une collection.

Dernière mise à jour le 28/02/21.

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Baïonnette modèle 58

Baïonnette accompagnée d’un casque M-51

Longueur : 325 mm
ø interne des deux bagues : 22 mm
Poids : 315 g

MAS 49/56

Armement : fusil MAS-49/56 ou FAMAS
Fixation : sous le canon

Valeur : €€
Rareté :
 che1valierche1valierche1valier

Ce modèle produit après 1958, le plus courant mesure environ 20 mm de moins que la première version. Critiquée suite à la faiblesse de la lame à la torsion, la première version fut assez rapidement, remplacée par la seconde à lame plus courte donc plus rigide.

La mise en fabrication du M-58 a été décidée en septembre 1958 avec un délai de plusieurs mois pour la mise en fabrication en manufacture Nationales (MAS et MAT) le M-49/56 ayant continué à être fabriqué avec des pièces de stock pendant les premiers mois de l’année 1959 notamment pour les fourreaux qui sont interchangeables pour les deux modèles de baïonnettes.

Le marquage MAT (Manufacture d’arme de Tulle), et F (1960)

La poignée du M-58 est d’aspect identique à la première version M-49/56 et celle qui l’a précédée modèle pour FAMAS.

Les croisières de fabrication privée d’avant 1959 peuvent être marquées D-RM, E-RM ou D-HF. Selon le règlement de juillet 1955 (Note BF N° 67/55) l’année étant indiquée par une lettre, le A correspondant à 1955, donc E à 1959, les lettres RM ou HF sont des codifications de l’atelier de construction. A partir de 1958, les baïonnettes ont été assemblées dans deux manufactures d’armes nationales, à la MAS (MAS au dessus des deux derniers chiffres de l’année) ou à la MAT (MAT au dessus de la lettre code de l’année).

La lame sans marquage de finition phosphatée (de longueur 200 mm, épaisseur 4,5 mm) est de type US M4.

Comparatif, en haut M-58, en bas M-49/56Exemples de marquages codés (MAT F=1960) et (E=1959, RM)Fourreau M-58

Le fourreau métallique du M-58 de finition phosphatée épouse le profil de la lame, de ce fait la cuvette est dépourvue de ressort interne inutile, les deux versions de la baïonnette (MAS-49/56 ou MAS-58) peuvent s’y loger, l’inverse n’est pas possible. Pour des raisons d’interchangeabilité entre la première et la seconde version de la baïonnette sa longueur est restée identique. Un trou à l’extrémité permet à l’eau de s’évacuer.

Les marquages du M-58 du constructeur se situent à l’arrière du corps, MAS (MAS au dessus des deux derniers chiffres de l’année) ou MAT (MAT au dessus de la lettre code de l’année).

Le porte-fourreau attelé en cuir est identique à la première version du fourreau M-49/56.

Période d’utilisation :
Utilisées durant les Guerres d’Indochine, d’Algérie, et encore actuellement avec le Famas. La baïonnette du FAMAS en fait, un modèle 58 ne diffère que par le marquage situé à droite sur le plat de la lame.

Avis personnel sur l’attrait de ce modèle :
Pour un prix raisonnable, une quarantaine d’euros, cette version moins rare que celle utilisée officiellement avec le FAMAS, est indispensable dans une collection.

Remarques perso :
Merci à Mr P. Renoux pour ses précieuses informations complémentaires.

Dernière mise à jour le 02/03/21.

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Baïonnette modèle MAS 49/56

Longueur : 344 mm
ø interne des deux bagues : 22 mm
Poids : 305 g

Armement : fusil MAS-49/56
Fixation : sous le canon

Valeur : €€
Rareté : che1valierche1valierche1valierche1valier

Cette première version, la plus rare fut produite de 1956 à 1959 à 40 000 exemplaires, critiquée suite à la faiblesse de la lame à la torsion, elle fut assez rapidement remplacée par la seconde version M-58 à lame plus courte donc plus rigide.

 L’ajustage grossier de liaison des deux plaquettes caractérise ce modèle49:56 V1

La poignée est composée de deux plaquettes en plastique noir lisses, maintenues entre elles par deux vis et écrous fendus. Elle intègre un système de verrouillage à levier spécifique à ce modèle, particularité la croisière ainsi que le pommeau comportent une bague.

Les croisières des baïonnettes M-49/56 de fabrication privée portent une série de trois lettres. Selon le règlement de juillet 1955 (Note BF N° 67/55) l’année étant indiquée par une lettre, le A correspondant à 1955, donc E à 1959, les lettres RM ou HF sont des codifications de l’atelier de construction.

Personnellement, j’ai vu que les lettres codées de l’année (D ou E).

Comparatif entre la variante utilisée avec le fusil MAS 49/56 et la dernière variante utilisée avec le fusil FAMAS.

Toutes les baïonnettes fabriquées à partir de 1956 jusqu’à 1989 sont conçues de la même façon. Une tôle d’acier pliée qui intègre le levier de verrouillage et le ressort sert de liaison entre la lame et l’anneau arrière maté sur une pièce. La poignée est de constitution fragile (torsion) car elle est dépourvue de soie pleine.

En haut poignée du modèle pour FAMAS, en bas M-49/56 (seulement trois rivets sont peints)

Pour le modèle pour FAMAS, six points de soudure électrique sont nécessaires pour maintenir la pièce de liaison de la lame et de l’anneau, pour le M-49/56 la pièce est maintenue par quatre rivets.

En haut levier du modèle pour FAMAS, en bas M-49/56

Les leviers de verrouillage des deux modèles sont identiques (pas plus proéminent pour le FAMAS), l’encoche où se loge le ressort qui est un peu plus large pour le modèle pour FAMAS.

En haut plaquette droite du modèle pour FAMAS, en bas M-49/56

Les plaquettes sont de constitution identique, sauf la partie en contact pour le bloquage de la goupille amovible du levier de verrouillage (ronde ou rectangulaire).

Poignée d’un M-49/56

Détail du mécanisme de la poignée de la première variante utilisée à partir de 1956.

La lame sans marquage, de finition phosphatée (de longueur 218 mm, épaisseur 4,5 mm) est de type US M4. L’usinage réalisé sur les deux tiers du contre-tranchant à l’extrémité l’amincit et cela a pour conséquence de réduire sa résistance mécanique à la torsion.

Encoche de maintien de la lame dans la cuvette

Le fourreau métallique de finition phosphatée épouse la forme de la lame, de ce fait la cuvette est dépourvue de ressort interne inutile, seule la baïonnette MAS-49-56 peut s’y loger. Un trou à l’extrémité permet à l’eau de s’évacuer.

Les marquages du M-49/56 du constructeur (RM ou HF) se situent à l’arrière du corps.

Le porte-fourreau attelé interchangeable en cuir, fixé sur la cuvette par quatre rivets en laiton ou en acier peut être de couleur jaune-kaki, ou vert. Il est pourvu du double crochet de type US afin de s’adapter au ceinturon en toile style US. Il est possible, si il n’est pas effacé, d’apercevoir le code fabricant, et quelques fois l’année de fabrication sur la sangle de fermeture.

Avis personnel sur l’attrait de ce modèle :
Pour un prix raisonnable, une cinquantaine d’euros, cette version plus rare que le M-58, est indispensable dans une collection.

Dernière mise à jour le 04/03/21.

Category Archives: Z France

Baïonnette-poignard SIG 530-540

Longueur : 277 mm
ø interne de la douille : 22 mm
Poids : 210 g

Armement : fusil SIG SG-540
Fixation : la poignée entoure le cache-flamme du canon

Valeur : €€
Rareté :
 che1valierche1valierche1valierche1valier

Ce poignard-baïonnette tubulaire a été conçu et fabriqué en Suisse, mais aussi produit de 1978 à 1988 sous licence, par la Manufacture de machines du Haut-Rhin (MANURHIN), en France. Il était destiné à être utilisé avec les fusils d’assaut Schweizerische Industrie-Gesellschaft (SIG) 530, 540 et 542.

Il fut brièvement utilisé par certaines troupes françaises de la FINUL dans les années 1980, avec les séries de fusils d’assaut SIG M-530 à M-542, par manque de fusils d’assaut français avant l’adoption du FAMAS. Comparé à un poignard-baïonnette conçu ou produit à la même époque, son coût de fabrication est peu onéreux, il est très léger, et très résistant aux intempéries.

En haut modèle de fabrication suisse, en bas françaiseGardeGoupille

La poignée tubulaire lors de la mise en place de la baïonnette intègre l’extrémité du canon de l’arme. Contrairement au modèle belge FAL (type C), elle est recouverte d’un manchon en plastique de couleur verte. Afin d’en améliorer sa préhension, lors d’une éventuelle utilisation comme poignard de combat, neuf rainures et une garde sont réalisées lors de la mise en place par moulage du manchon sur la poignée. L’ensemble poignée et lame sont forgées d’une seule pièce. Le système de verrouillage qui ne comporte qu’une oreille rainurée, est maintenu à la poignée par une très petite goupille, son rappel s’effectue grâce à un ressort à lame.

La lame au profil semi-circulaire, plate sur le dessus et arrondie au-dessous ne lui permet pas d’être utilisée efficacement comme poignard-outil (pas de tranchant).

En haut, fourreau de fabrication suisse, en bas françaiseOrifice destiné à permettre la mise en place du rivet de maintien du ressort

Le fourreau qu’il soit de fabrication suisse ou française est muni d’un corps en plastique moulé vert, avec un trou à l’extrémité permettant à l’eau de s’évacuer. Le ressort à lame de maintien de la baïonnette est fixé au corps par un rivet creux. La toile attelée démunie de double crochet de type US est maintenue à l’arrière du corps par deux gros rivets plats.

Pour le fourreau de fabrication française, les deux rivets plats qui maintiennent correctement la boucle sont identiques aux deux autres. Pour celui de fabrication suisse, ils sont plus petits, impossible de savoir pour quelle raison.

La sangle utilisée pour le maintien de la baïonnette qui se verrouille grâce à un bouton pression est fixée à l’aide d’un gros rivet plat sur la suspension.

Avis personnel sur l’attrait de ce modèle :
Ce modèle de conception moderne, pas très courant, de fabrication Nationale ou non, est indispensable dans une collection.

Dernière mise à jour le 04/03/21.

Category Archives: Z France

Poignard réglementaire d’origine US M-17

Longueur : 306 mm

US 17 poig

Armement : arme de côté

Valeur :  €€€
Rareté :  che1valierche1valierche1valierche1valierche1valier

Certaines baïonnettes fournies avec le fusil US 17 à la France, devenues obsolètes ont été recyclées en poignards. Les premières transformations auraient eu lieu pendant la guerre d’Indochine. Ces poignards très robustes, mais peu pratiques à affûter, furent aussi utilisés sur des théâtres d’opérations extérieures notamment au Liban et au Zaïre, par :

La légion étrangère, le RPIMA (Régiment de Parachutistes d’Infanterie de Marine), le RCP (Régiment d’Infanterie de Marine), le RHP (Régiment de Chasseurs Parachutistes), le (Régiment de Hussards Parachutistes), le RAP (Régiment d’Artillerie Parachutistes), ainsi que le RGP (Régiment du Génie Parachutistes).

La poignée comporte les plaquettes d’origine striées verticalement fixées entre elles par vis et écrous fendus d’origine. Deux ex-modèles peuvent être concernés par cette transformation, sans trou de nettoyage dans le pommeau (M GB P1913) ou avec (M US 1917). Le bouton poussoir de verrouillage devenu inutile, pour une raison de coût de transformation a été conservé, la bague afin de rendre la croisière symétrique supprimée.

Affutage spécifique de l’extrémité de la lame afin d’éviter de trop la fragiliser

La lame de finition phosphatée comme l’ensemble des autres parties métalliques, peut avoir un profil différent selon l’opérateur qui a réalisé son usinage en arsenal.

Le cuir utilisé est du même type que les cartouchières (MAS 36)

Le fourreau d’origine US, a été raccourci et modifié au niveau de l’attache attelée en cuir. La sangle de maintien de poignée, est indispensable afin de pas nuire à l’équilibre du poignard, lors du port au ceinturon.

Avis personnel sur l’attrait de ce modèle :
La plupart de ces modèles, déstockés il y a peu de temps, n’ont jamais été utilisés.

Dernière mise à jour le 08/02/20.

Category Archives: Z France

Couteau-baïonnette US M4

Longueur : 300 mm
ø interne de la bague : 14,75 mm

Armement : M1 Carbine

Valeur : €€€ €€€
Rareté : che1valierche1valierche1valierche1valierche1valier

Voir couteau-baïonnette US M4.

Remarques perso :
On aperçoit, dans le très bon film, La 317e Section de Pierre Schoendoerffer la carabine USM1 ainsi que la baïonnette M4 utilisées par l’armée française en 1954. Il est possible de trouver ce modèle logé dans divers fourreaux.

Dernière mise à jour le 14/08/20.

Category Archives: Z France

Baïonnette modèle 1913 et 1917

Baïonnette accompagnée d’un casque Adrian M-26

Longueur : 555 mm
ø interne de la douille : 16,5 mm

Armement : fusil Motif 1914 Enfield ou M1917 Enfield

Valeur : €€€ €
Rareté : che1valierche1valierche1valierche1valier

Voir baïonnette modèle 1917.

Période d’utilisation :
Après la signature de l’armistice en 1918, 2 193 429 fusils US 17 sont stockés dans les arsenaux américains.

En 1940, plus de 500 000 fusils US 17 sont livrés à la Grande-Bretagne, ils sont utilisés par la « Home-Guard », 785 000 fusils suivent en 1941.

En 1942-1943, le restant du stock américain, ainsi qu’une partie du stock de la « Home-Guard », sont livrés à l’Afrique Française du Nord pour l’armement de nos troupes.

En 1944-45, après les combats de Tunisie, d’Italie, et de France les fusils US 17 et baïonnettes sont rapatriés en France où ils deviennent armes règlementaires française par destination et finissent leurs jours en service limité jusqu’aux alentours de 1960.

On peut donc dire de cette arme de circonstance, adoptée dans l’urgence, qu’elle eu le rare privilège de contribuer à libérer la France par deux fois : La première aux mains des « Doughboys » du général Pershing, la seconde, dans celles des combattants des forces françaises libres et des résistants.

Cet adaptateur a été conçu pour le port des fourreaux des baïonnettes US munis du double crochet M-1910. Il était en principe utilisé avec les ceinturons français M-1903/14, ou 45, réservés aux troupes de seconde ligne, non combattantes.

Dernière mise à jour le 07/05/20.

Category Archives: Z France

Baïonnette MAS-36 CR-39

Longueur : 384 mm

Armement : fusil MAS-36 CR-39. En 1939, l’armée française se rend compte de l’importance des troupes aéroportées. Elle commence à développer une adaptation de leur nouveau fusil d’infanterie standard le MAS-36. Le fusil a été désigné  CR 39 (CR est une abréviation pour crosse repliable), il a été conçu pour une utilisation pour les troupes alpines et aéroportées qui avaient besoin d’un fusil court facilement transportable, allégées et simplifiées. Ainsi « naquit » Le MAS 36 CR 39 qui arrivera trop tard pour participer de façon massive au combats de mai-juin 1940 mais équipera nos troupes après-guerre, on le verra en particulier en Indochine. Il subira par la suite quelques modifications, l’embouchoir et la grenadière seront simplifiés comme son aîné le MAS 36 mais dans l’ensemble sa silhouette restera inchangée.

Valeur :  €€
Rareté :  che1valierche1valierche1valierche1valierche1valier

La baïonnette utilisée avec ce fusil, est une baïonnette MAS 36 de longueur 432 mm raccourcie de 48 mm en manufacture, ceci afin de rentrer parfaitement dans le fût du canon.

Comparatif MAS-36, CR-39

Avis personnel sur l’attrait de ce modèle :
Pour un prix d’achat dérisoire une vingtaine d’euro, idéal pour débuter une collection. Pour l’achat de ce modèle, méfiez vous de certains vendeurs mal intentionnés qui pourraient transformer pour une plus value une MAS-36 en en réduisant la longueur.

Dernière mise à jour le 05/03/21.

Category Archives: Z France

Baïonnette MAS 36 1ère et 2ème VERSION

france mas 36 001

La baïonnette modèle 36, à la veille de la Seconde Guerre mondiale est une innovation, elle ne se loge plus dans un fourreau fixé au ceinturon, mais à l’intérieur du fût du fusil avec lequel elle est associée. Un système de logement en acier intégré à l’arme permet l’utilisation de la baïonnette « à l’envers » pour la position de transport ou « à l’endroit » pour le combat.

Ce modèle atypique, par rapport à une baïonnette classique à lame plate possède plusieurs avantages :

  1. Il est beaucoup moins encombrant, car plus léger et ne porte pas atteinte au point d’impact lors du tir.
  2. Son mode de fabrication simplifié est très rapide.
  3. Son coût de fabrication est dérisoire, pas de poignée avec plaquettes, pas de fourreau, et en l’occurrence pas de porte-fourreau.
  4. Il ne possède pas de fourreau, (peu pratique lors d’un déplacement rapide).

Seul inconvénient, sa lame est dépourvue de tranchant bien pratique pour la préparation d’un poste de combat dans les zones boisées.

Les trois différents moletages :

Moletagne à 90°Moletagne à 60°Moletagne à 45°

La poignée, d’une longueur de 92 mm, est constituée d’un cylindre d’acier qui comporte sur sa partie centrale un manchon moleté d’une longueur de 15 mm. Le moletage de ce manchon est usiné selon un angle de 45°, 60°, 90°, mais les exemplaires primitifs se rencontrent le plus souvent avec un moletage usiné à 45° ou à 90°. Un bouchon en acier vissé, bloqué mécaniquement obture la partie arrière de la poignée. Le cylindre de la poignée creux intègre le système de verrouillage à levier avec ressort qui permet de fixer la baïonnette à l’arme.

La lame profilée à quatre pans creux du modèle 1886 est conservée, au départ de section ronde elle est rendue cruciforme par forgeage à chaud. Suivant les constructeurs, sa finition, son profil et son extrémité peuvent être différents.

Finition phosphatée et peinte

Les toutes premières baïonnettes fabriquées, sont généralement recouvertes d’une peinture noire cuite au four, ensuite les fabrications suivantes seront bronzées, et les toutes dernières phosphatées.

Les marquages :

mas 36 01

Les premiers modèles fabriqués avant le 22 juin 1940 possèdent le même matricule que les fusil auxquels ils sont associés (une lettre F, G, H, J et K suivie d’une série de cinq chiffres). La série de lettre F, G, H, J, K, L, M, N, P, Q  était réservée à la Manufacture Nationale d’Armes de Saint-Etienne (MAS), la seule à avoir fabriqué le fusil.
france MAS 36 05

Les baïonnettes fabriquées après 1944 possèdent un code matricule du fusil simplifié : Seulement les deux derniers chiffres de celui-ci sont reportés sur le talon de la 1ère ou de la 2ème version. On retrouve dans certain cas le matricule complet (lettre et chiffres) et le matricule simplifié reporté sur le talon. La plupart des baïonnettes ne comportent aucun code matricule.

france MAS 36 06Marquage : C.M.Rmas 36 02Marquage : T

Il est possible de rencontrer des modèles du second type portant sur le talon de la lame, un marquage composé d’un code de trois lettres en caractère bâton frappées perpendiculairement à l’axe directeur de la lame, ce marquage, est celui du sous-traitant civil ayant fabriqué la baïonnette.

1) la première lettre correspondant au lot d’acier.
2) la deuxième lettre indiquant l’année de fabrication.
3) la troisième lettre indiquant le mois de fabrication.

Ces marquages se rencontrent assez rarement et les seuls connus sont :
CA T et BA N

La plupart des baïonnettes ne comportent aucun marquage fabriquant.

En plus des manufactures d’armes d’état, l’Armée Française a dû faire appel à des sous-traitants privés pour la fabrication des baïonnettes du fusil MAS-36.

Voici la liste alphabétique des industriels fournisseurs de matériel d’armement attributaires d‘une marque distinctive :

B = Compagnie Générale du Duralumin et du Cuivre. Usine de Boisthorel (Orne).
C = Compagnie Française des Métaux. Usine de Castelsarrazin (Tarn et Garonne).
C.M.R = Dupré Constructions Mécaniques de Romilly (Aude).
D = Compagnie Générale du Duralumin et du Cuivre. Usine de Dives (Calvados).
D.M.R = Etablissements Delettre à Montrouge (Seine).
D.N = Etablissements Camille Dumont à Pont Saint-Uze (Drôme).
K = Société Ame des Etablissements Charpentier, Vogt, G Goguel et Compagnie à Montbéliard (Doubs). Usine de Niederbruck (Haut-Rhin).
R = Tréfileries et Laminoirs du Havre. Usine de Rugles (Eure).
S = Compagnie Française des Métaux. Usine de Sérifontaine (Oise).
T =Tréfileries et Laminoirs du Dauphiné à Domene-Bonmartin (Isère).

Source : Secrétariat d’Etat Aux Forces Armées. Direction Des Etudes et Fabrications d’Armement. 02 Juillet 1958

La première version

Modèle : MAS36 première version
Longueur : 432 mm environ
Poids : 165 g

MAS 36_4 (1939)

Armement : fusil MAS-36, MAS36 LG 48, MAS 36-51

Valeur : €€
Rareté :che1valierche1valierche1valierche1valier
Remarques :
A la veille de la Seconde Guerre mondiale la fabrication du fusil MAS36 ne démarre qu’en 1938, avec malheureusement une cadence de production très faible, ce qui fait qu’à la déclaration de guerre à l’Allemagne, il n’a été livré que 63 000 exemplaires aux unités combattantes.

Les baïonnettes MAS 36 (de la première version) les plus rares, ont été fabriquées entre 1938 et 1950, elles ne comportent pas de trou de déverrouillage dans la poignée. Ces baïonnettes sans trou de déverrouillage permettaient qu’en cas de prise imminente par l’ennemi, les militaires pouvaient neutraliser de manière quasi-définitive leurs fusils MAS 36 en leur possession.
Pour réaliser cette opération, il suffisait de se faire face avec deux armes, de jeter une des deux baïonnettes, l’autre étant à « l’envers » en position dit de transport, et ensuite de l’enfiler dans le logement resté vide de l’arme lui faisant face, cette petite manœuvre complétait le sabotage par enlèvement de la culasse.

france MAS 36 01En bas la première version

Période d’utilisation :
Certaines baïonnettes avec la lettre suivie du matricule ont probablement été utilisées durant la bataille de France, l’occupation, et encore après, après modification.

Avis personnel sur l’attrait de ce modèle :
Pour les fervents passionnés d’histoire de la Seconde Guerre mondiale, ce rare modèle, de préférence avec une lettre et matricule, est indispensable dans une collection.

La deuxième version

Modèle : MAS36 deuxième version
Longueur : 432 mm environ
Poids : 165 g

1936mas-logementMAS 36-Fusil MAS-36 modifié avec trou permettant le déverrouillage (Photos trouvées sur internet)

Armement : fusil MAS-36, MAS36 LG 48, MAS 36-5

Valeur : €
Rareté :che1valierche1valierche1valier
Remarques :
A partir de 1950 jusqu’en 1956, les fusils et baïonnettes neufs ainsi que ceux ou celles d’anciennes générations furent modifiés afin de permettre leur séparation, qui par accident ou par jeu se seraient trouvés verrouillés à une même baïonnette. Un trou de 4 mm de diamètre permettait à l’aide d’une pointe de tournevis, de cartouche ou de tout autre outil pointu le déverrouillage de la baïonnette.

Les baïonnettes fabriquées après 1950 seront toutes phosphatées. Certains modèles de la première et de la deuxième version, utilisés par la garde républicaine possèdent une lame chromée jusqu’au moletage, ce travail est réalisé après avoir soigneusement poli le traitement précèdent, (peinture cuite au four, phosphatation ou bronzage).

france MAS 36 01En haut la deuxième version

Période d’utilisation :
Utilisées durant les Guerres d’Indochine, d’Algérie. Pour info, en 2000, le MAS-36 était toujours en service dans les brigades de gendarmerie, accompagné en général par un MAS-49 ou 49/56 avec lunette APX-L806, un FM-24/29 et plusieurs MAT-49. Ces armes ont été reversées en 2002/2003.

Avis personnel sur l’attrait de ce modèle :
Pour un prix d’achat dérisoire une quinzaine d’euro, idéal pour débuter une collection.

Dernière mise à jour le 16/03/20.

Category Archives: Z France

Baïonnette modèle 1892

Pour ce sabre-baïonnette, deux types existent : 

  1. Le modèle 1892 du 1er type

Longueur : 515 mm
ø interne de la douille : 13 mm
Poids : 455 g

soldats 1892

Armement : Le mousqueton Berthier M-1892 destiné initialement à l’artillerie, diffère essentiellement de la carabine de cavalerie M-1890 par l’adjonction d’un porte-baïonnette. Cette arme trapue, courte facile à utiliser était appréciée des soldats, pour sa compacité dans les tranchées, elle sera aussi populaire pour son recul viril donnant une impression de puissance au tireur.

Valeur :  €€€ €€
Rareté  che1valierche1valierche1valierche1valierche1valier

Le sabre-baïonnette M-1892 pourvu d’une lame tranchante a plus une vocation d’outil que d’une baïonnette.

Comparatif de poignée, en haut 1er type, en bas 2ème type

La poignée comporte un système de verrouillage spécifique, le tenon porte-baïonnette du fusil pénètre à l’intérieur du pommeau évidé, obligeant que celui-ci soit démuni de tous détritus. Le verrouillage à l’arme s’effectue à l’aide d’un bouton poussoir à rappel par ressort. Les plaquettes faites d’un matériau composite sont fixées à la soie par deux petits rivets. Certaines sources décrivent ce matériau comme Bakélite mais cette matière a seulement été inventées en 1902 par le médecin belge Leo Baekeland. Le composite était cher à produire et il rétrécissait en fonction de la température et souvent se fissurait autour des rivets. La production des baïonnettes avec plaquettes en bois (chutes de crosse du fusil Berthier) a débuté en novembre 1917. La croisière fixée à la lame par deux rivets saillants est munie d’une bague avec une encoche qui intègre le guidon de l’arme. Elle comporte un crochet destiné en théorie à briser la baïonnette de l’ennemi, ce crochet est aussi utilisé pour former les faisceaux à trois fusils baïonnette fixée au canon.

Faiblesse de la bague du 1er type (amorce de fissure)

En avril 1912, à la suite de plaintes relatives à la faiblesse de la bague, celle-ci est renforcée et allongée vers la poignée. Les nouvelles baïonnettes fabriquées issues de cette modification seront officiellement nommées (2ème type).

Le crochet comporte le matricule de l’arme répété sur le pontet du fourreau à laquelle la baïonnette était affectée. Trois manufactures d’armes Nationales ont fabriqué ce modèle, suivant la ou les premières lettres du n° de série de (1 à 99 999), il est possible d’en connaitre sa provenance.

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  1. Manufacture Nationale d’Armes de Châtellerault (MAC) … A, B, C, D, E.
  2. Manufacture Nationale d’Armes de Saint-Etienne (MAS) … F, G, H, J, K, L, M, N, P, Q.
  3. Manufacture Nationale d’Armes de Tulle (MAT) … R, S, T, U, V.

Lame sans encoches 

La lame de finition polie brillant, est munie d’une large gouttière sur chaque face sur pratiquement toute la longueur, le contre-tranchant comporte sur les 15 derniers cm de l’extrémité un pan creux. A partir de juillet 1898, deux petites encoches destinées à la maintenir dans le fourreau seront réalisées. La lame de bonne constitution peut être aiguisée réglementairement, opération bien utile pour la préparation d’un poste de combat.

1892b

Comme pour le modèle Gras 1874, les toutes premières baïonnettes fabriquées à Châtellerault seront marquées sur le contre-tranchant jusqu’en 1893.

  1. Le modèle 1892 du 2ème type

Longueur : 515 mm
ø interne de la douille : 13 mm
Poids : 455 g

Armement : mousqueton Berthier M-1892

Valeur : €€€ €
Rareté :   che1valierche1valierche1valierche1valier
Remarques :
Les baïonnettes du 2ème type, sont celles que l’on rencontre le plus couramment.

Plaquettes en matériau compositePlaquettes en bois

La poignée nouvellement conçue à partir d’avril 1912, est munie d’une bague renforcée et allongée, à part cela, sa constitution est identique à celle du 1er type. Vers 1917, les plaquettes en matériau composite endommagées, très couteuses et fragiles sont systématiquement remplacées par des plaquettes en bois maintenues entre elles par deux gros rivets.

Une dernière modification en temps de guerre a eu lieu en septembre 1918, elle consistait à raccourcir le crochet inutile d’environ un tiers principalement pour les unités de cavalerie. En 1925, la suppression partielle du crochet est officiellement approuvée, il est possible quoique très rarement de rencontrer des modèles du 1er type ainsi modifiés. Lors de cette opération toutes les parties métalliques sont généralement bronzées.

Le fourreau est en tôle d’acier brasée, son corps de finition bronzée épouse parfaitement le profil de la lame, son extrémité est terminée par une bouterolle percée. Le ressort interne est maintenue par deux rivets, le pontet constitué d’une seule pièce enveloppe le corps.

Les porte-fourreaux utilisés pour ce modèle sont, voir (Porte-fourreaux) français N° : FR 18 C et 19 A, B, C, D.

Période d’utilisation :
Ce sabre-baïonnette a été utilisé principalement durant la Première, Seconde Guerre mondiale, et après Guerre d’Indochine, Algérie.

A partir de 1895, le mousqueton M-1892 commence à être attribué en dehors de l’artillerie à certains spécialistes des corps de troupes à pied à qui l’arme longue ne convient pas. En 1914, la liste de ces hommes dotés à titre spécial du mousqueton M-1892 avec sabre-baïonnette est la suivante :

  1. dans les sections de mitrailleuses (tous corps d’infanterie).
  2. dans les bataillon de chasseurs alpins, les vélocipédistes, conducteurs d’animaux et ordonnances.
  3. Les secrétaires d’état-major des divisions et brigades de cavalerie.
  4. Les personnels des sections d’état-major, d’infirmiers militaires et de commis ouvriers d’administration stationnés en Afrique.
  5. dans le génie et dans le train.

En 1921, la gendarmerie adopte à son tour le mousqueton M-1892 M16 et sa baïonnette.

Remarques perso :
Ouvrage conseillé : « Les Baïonnettes Réglementaires Françaises de 1840 à 1918 » de la Gazette des Armes Hors Série N°7, très complet !

Avis personnel sur l’attrait de ce modèle :
Ces baïonnettes, vestiges historiques de la Grande Guerre, sont encore bien présentes, cachées au fond de certains greniers ou caves de la France rurale, chacune de celle-ci a vécu une histoire personnelle, évoquant à elle seule la souffrance de tous les militaires blessés ou morts pour la France.

Il existe une multitude de variantes, (types de poignées), tous ces modèles sont tous intéressants dans une collection.

Dernière mise à jour le 10/03/21.

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