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Ma collection de Baïonnettes

Baïonnette modèle P-1907 (GB)

admin

Longueur : 555 mm
Armement : fusil Lee-Enfield (N° 1 MK. III)
ø interne de la douille : 16,5 mm

Au début du XXI siècle, le combat rapproché au corps à corps était encore solidement ancré dans la stratégie militaire Britannique de l’époque.

Baïonnette P-1903

La baïonnette P-1903 était critiquée par ses utilisateurs à cause de la portée de la lame jugée trop courte (300 mm). Lorsqu’elle était combinée avec le fusil Lee-Enfield Mark 1, l’ensemble mesurait 1,45 m.

Adopté en 1907, le nouveau fusil Lee-Enfield (N° 1 MK. III) avait un canon raccourci à 640 mm soit 130 mm de moins que le précédent. Pour l’équiper, les autorités militaires exigèrent qu’une baïonnette de conception nouvelle, soit munie d’une lame longue (430 mm), afin d’avoir une portée de combat suffisante, en cas de corps à corps. 

En haut M-1887 japonais, en bas P-1907

En 1906-1907, l’armée Britannique mena des essais pour trouver une nouvelle baïonnette standard plus longue. Plusieurs modèles de baïonnettes étrangers furent expérimentés, notamment une version modifiée de la baïonnette américaine M-1905 et de la baïonnette japonaise type 30. Les essais ont abouti à l’adoption par l’armée Britannique de sa propre version de la baïonnette de type 30. 

La longueur combinée de la nouvelle baïonnette P-1907 et du fusil SMLE atteindra au final 1,57 m.

modèle 1907 02

La conception initiale (poignée et lame) de la baïonnette P-1907 a fortement été influencée par le M-1887 japonais Arisaka, mais contrairement à celui-ci, la bague n’intègre pas l’extrémité du canon. 

La production de cette épée-baïonnette, officiellement nommée Sword Baïonnette, modèle 1907, a débuté le 30 janvier 1908 à la Royal Arms Factory d’Enfield et dans les usines privées de cinq sous-traitants : Wilkinson, Sanderson, Chapman, Vickers et Mole. En 1915, la société (Remington États-Unis) a également fabriqué des modèles P-1907 clairement identifiés comme tels. Ceux-ci ne doivent surtout pas être confondus avec le modèle P-1913 qui ne s’adapte pas au fusil SMLE mais utilisés avec le fusil P-14 

En 1926 elle sera re-nommée  « bayonet, N° 1, Mark I », sa production en Grande-Bretagne s’arrêtera vers 1944. 

La baïonnette P-1907 fut critiquée par ses utilisateurs à cause de la longueur excessive de la lame :

  1. Lors des déplacements, le fourreau de même longueur gênait les militaires de petites tailles.
  2. Lors des combats dans les tranchées après le bloquage de la ligne de front, peu après le début des hostilités.

Pour la baïonnette P-1907 trois variantes de poignée existent : 

En bas crochet supprimé par l’armurier

Poignée : avec crochet, sans trou de nettoyage (1908-1913)
Valeur : €€€ €€€ €
Rareté :  che1valierche1valierche1valierche1valierche1valierche1valier

La poignée comporte un pommeau de forme droite démuni de trou de nettoyage (parfois appelé à tort trou huileur) alors que le modèle P-1903 qui l’avait devancé en comportait un. Les plaquettes généralement en noyer sont fixées entre elles par vis et écrous fendus. La croisière comporte un crochet brise lame courbé qui sera définitivement supprimé du mode de fabrication le 29 octobre 1913.

Au cours de la Première Guerre mondiale, les crochets d’origine des premiers modèles d’avant 1913, sont définitivement supprimés par l’armurier du régiment, ou dans la majorité des cas dans les usines d’origines sans doute pour éviter qu’ils ne s’accrochent dans les fils de fer barbelés.

Poignée : sans crochet, sans trou de nettoyage (1913-1916)
Valeur : €€€ €
Rareté :  che1valierche1valierche1valierche1valierche1valier

La croisière ne comporte plus de crochet brise lame courbé définitivement supprimé du mode de fabrication le 29 octobre 1913.

Poignée : avec trou de nettoyage (1916-1944)
Valeur : €€€
Rareté :  che1valierche1valierche1valierche1valier

Durant l’année 1916, tous les fabricants Britanniques avaient reçu pour instruction d’ajouter à leur mode de fabrication un trou de nettoyage sur le pommeau, destiné à évacuer les déchets, (excès de graisse souillée), de la rainure, lors de la fixation au porte-baïonnette du fusil.

Double marquage, illisible et WIlKINSON, le deuxième marquage, en l’occurrence WILKINSON a certainement été réalisé lors de la modification par perçage du pommeau en 1916Trou de nettoyage de gros diamètre réalisé par l’armurier au cours de l’année 1916

Les armuriers avaient également pour instruction de procéder à cette modification lorsque les baïonnettes fabriquées avant 1916 étaient renvoyées au magasin. 

La lame

La lame des premiers exemplaires construits polie brillant est munie d’une gouttière sur chaque face et d’un dos arrondi, son tranchant est légèrement affûté sur toute la longueur, sa résistance à la torsion est excellente, son profil caractéristique restera inchangé, jusqu’à la fin de production vers 1944.

Lors du début de la Première Guerre mondiale on s’est vite aperçu que la lumière se reflétait, révélant ainsi clairement la position du soldat, suite à cela la majorité des lames fut noircie. A partir de 1919 les baïonnettes nouvellement construites ont été livrées avec des lames polies brillant, celles noircies durant la grande Guerre ont à nouveau été polies. Au début de la Seconde Guerre mondiale, il fallut de nouveau re-noircir le tout. 

Les marquages

Le côté droit comporte une marque de test de courbure «X», une marque d’acceptation gouvernementale à flèche large et une ou plusieurs marques d’inspecteurs désignées par la Royal Small Arms Factory.

Chaque fois qu’une baïonnette était réutilisée dans une unité, les inspecteurs de l’armurerie la vérifiaient, la dataient, puis apposaient leur marque individuelle  (B pour l’inspection de Birmingham, E pour Enfield etc ….)

Le côté gauche de la lame, comporte les marquages suivants :

  • (1) Couronne 
  • (2) ER : Roi (Edouard VII Rex 1901-1910) ou GR : Roi (George V Rex 1911-1936), (George Rex VI 1936)  ou très rarement (George VI REX 1937-1952)
  • (3) 1907 : qui correspond au modèle
  • (4) Mois
  • (5) Année
  • (6) Fabricant :

Les fabricants

A la fin de la Première Guerre mondiale, la production approximative était de 5 000 000 exemplaires.

  • Co. (Wilkinson) – 2 360 000
  • Sanderson Bros. & Neubold (SANDERSON) – 1 600 000
  • RSAF Enfield (E.F.D. Royal Arms Factory, Enfield) – 500 000
  • James A Chapman Ltd (JAC / CHAPMAN) – 300 000
  • Remington Arms (REMINGTON) – 100 000 à partir de 1915
  • Robert Mole & Fils (MOLE) – 60 000
  • (VICKERS) – 10 000 à partir de 1917

 

modèle 1907 06Remington Etats-Unis

En 1915, la société (Remington États-Unis) a également fabriqué des modèles P-1907 clairement identifiés comme tels. Ceux-ci ne doivent surtout pas être confondus avec le modèle P-1913 qui ne s’adapte pas au fusil SMLE mais utilisés avec le fusil P14 

E.F.D. Royal Arms Factory, Enfield

Marquages spécifiques

NewEFDS050Modèle utilisé par la RAF (marquages spécifiques)

La RAF comptait plus de 300 000 personnes en service en 1918, tous les rares modèles avec crochets ou sans, qui ont appartenu à la RAF peuvent être ainsi marqués.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, seul le constructeur Wilkinson (WSC) fabriqua à nouveau, pour remplir un contrat pour la Royal Navy en partie équipée de PM Lanchester MK 1. Ces baïonnettes seront les dernières à avoir été fabriquées en Grande-Bretagne avec seulement 122 307 produites. Beaucoup de celles-ci finiront leur courte carrière aux Indes, sous l’appellation (N°1 MK I).

Le premier contrat daté du 15.07.1941 prévoyait 34 707 baïonnettes à lame sablée.
Un second contrat daté du 15.10.1943 prévoyait 87 600 baïonnettes au fini noirci.

La poignée de ces variantes est peinte en noir.

Lame de finition sabléeMarquage WSC, et code S294 avec date de fabrication 43

Le S294 généralement inscrit au dessus du WSC était le code de l’usine Wilkinson à Acton dans l’ouest de Londres.

Modèle d’entrainement (Drill Purposes)

Cet exemplaire était destiné à l’entrainement, l’extrémité pointue de la lame est arrondie et un marquage spécifique (DP, Drill Purposes) est frappé à l’arrière du pommeau ou sur la croisière.

Modèle de cérémonie

Toutes les parties métalliques de la baïonnette y compris les vis et écrous sont chromées. Le fourreau a lui aussi les garnitures métalliques chromées et le cuir verni.

Le porte-fourreau de cet exemplaire est un modèle standard P-1937, peint en blanc uniquement utilisé pour les cérémonies officielles.

Le fourreau

Fourreau P1907 (mark II)

Voir détails des (fourreaux P1907).

Les porte-fourreaux utilisés pour ce modèle sont, voir (Porte-fourreaux) anglais N° : GB 19 C, D, D*, F, G,H,I,J.

Le 22/06/21.


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