Géraldbaios

Ma collection de Baïonnettes

Baïonnette modèle 1898 du premier et du second type

admin

allemangne-1998-001

Modèle : 1898
Armement : fusil Mauser Gewehr 98
Longueur : 655 mm
Valeur : €€€ €€€
Rareté : che1valierche1valierche1valierche1valierche1valier
Remarques :
Cette épée-baïonnette destinée à l’infanterie fut la première baïonnette produite pour une utilisation avec le Mauser Gewehr 98.

all-1898Poignée enveloppante du premier typeallemangne-1998-003

allemangne-1998-004Poignée du second type constituée de deux plaquettesallemangne-1998-006

allemangne-1998-007Poinçons d’acceptation

La poignée comporte une rainure du pommeau en forme de trèfle destinée à intégrer la baguette de nettoyage du fusil. Ce système sera repris par la suite pour toutes les baïonnettes équipant tous les autres fusils Mauser à verrou qui sont basés sur l’action M1898. L’écrou du système de verrouillage sur le pommeau est rond. La poignée enveloppante ou les deux plaquettes, suivant le type sont maintenues à la soie par boulons à tête ronde et écrous fendus. Comme la baïonnette se fixe désormais sous le canon, les autorités militaires prussiennes ont jugé l’utilisation d’une douille de fixation au canon inutile, seul un embryon de celle-ci subsiste. L’absence de douille permet en autre l’utilisation du protège bouche lorsque la baïonnette est fixée à l’arme.

Les tous premiers modèles appelés S 98 a/A, a/A.S (dents de scie) auraient été fabriqués à partir de 1902 par l’entreprise Simson & C° avec une poignée enveloppante en noyer rainuré d’une seule pièce durant quelques mois. A partir de mai et jusqu’en septembre 1914, deux plaquettes furent utilisées simplifiant le mode de fabrication. Pour cette transformation la soie a dû être modifiée, avec une pièce en acier afin d’assurer la jonction entre la garde et les plaquettes. Ces modèles appelés (n/A, neuer Art = modèle plus récent) furent en grande partie fabriqués par (Alexander Coppel & Co., Weyersberg, Kirschbaum & Co., Solingen, Simson & Co., Suhl, Prussienne Royale Arsenal, Erfurt, Thuringen).

allemangne-1998-008Marquage  86.R.4.106 = 86ème Fusilier Regiment Reine (Schleswig-Holstein), 4ème compagnie, n° 106 

Au tout début de la guerre, on trouve généralement sur la croisière à gauche le n° régimentaire répèté sur la cuvette du fourreau.

allemangne-1998-002Monogramme royal couronne et W (Wilhelm II), de l’empereur Guillaume II de Prusse, qui régna de 1898 à 1918 et année de fabricationallemangne-1998-005Marquage d’un des dix fabricants 

La longue lame mince souvent appelée «dos épineux», assez fragiles à la torsion peut être affutée en période de combat. Le contre-tranchant près de la croisière est marqué d’une couronne au-dessus d’un marquage spécifique pour chaque état, le plus courant étant bien sur celui du Royaume de Prusse (W). Ce modèle de longueur totale de 655 mm, tout comme le modèle français équivalent Lebel 1886 (640 mm) est inadapté pour le combat à l’intérieur des tranchées. Si un fantassin plante son fusil muni de la baïonnette, à l’intérieur du corps d’un ennemi la lame de cette dernière reste généralement coincée entre les côtes. Le fusil et la baïonnette ne pouvant être retirés rapidement, le fantassin est alors exposé un laps de temps aux coups de l’ennemi.
Le très rare modèle (6%) nommé S 98 a/A.S ou n/A.S à 28 dents doubles était destiné essentiellement aux sous-officiers mais également distribué à certains soldats expérimentés de la troupe. La production de ce modèle peu conventionnel utilisé comme scie  par l’infanterie cessa elle aussi à partir de septembre 1914.

Le fourreau d’origine en cuir mince est très fragile en raison de sa longueur n’a pas été conçu pour les conditions météorologiques extrêmes des tranchées.

Un fourreau spécifique avec corps plus important et chape d’entrée spécifique fut spécialement conçu pour les modèles dotés de dents de scie. Ces fourreaux en cuir seront progressivement remplacés par de rares fourreaux en acier avec chapes d’entrée spécifiques spécialement conçues pour les modèles dotés de dents de scie.

Une des nombreuses variantes utilisées pour ce modèle

Le porte-fourreau

Remarques perso : 
Pour plus d’informations, ouvrage conseillé : Les baïonnettes allemandes (1898-1945) de Christian Méry.

Dernière mise à jour le 18/09/19.


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Copyright © 2019 Géraldbaios