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Baïonnettes modèle 24/30 « N 582 »
Longueur : 429 mm
Poids : 425 g
ø interne de la douille : 15,5 mm
Armement : fusil et carabine M-24, 24-30, 1934,1946
Valeur : €€
Rareté :
Entre les deux Guerres mondiales, l’Allemagne n’ayant plus le droit de produire d’armement, la FN belge de Herstal produit pour l’exportation pour plus de trente pays, une famille de fusils et carabines de type Mauser 98. Ces armes furent exportées notamment en Amérique Du Sud, au Congo Belge, en Arabie, Estonie, Lettonie, Pays-Bas, etc …). Pour ces armes deux variantes de baïonnettes ont été conçues, une à lame courte en théorie pour les fusils et une à lame longue pour les carabines.
La poignée des deux variantes est identique, elle est munie d’un pommeau oblique qui comporte une rainure en forme de trèfle, sa conception lui permet de s’adapter à toutes les armes de type Mauser 98. Les plaquettes sont maintenues entre elles par vis à tête ronde dentée et écrous fendus.
Généralement un n° de série est inscrit sur le talon du pommeau, il est impossible, sans connaitre les diverses affectations des armes, de déterminer à quel pays où ces modèles étaient destinés.
La lame avec gouttière sur chaque face, de finition polie brillant, de bonne qualité, est dépourvue de marquage.
Le bouton de suspension comporte quatre stries comme le fourreau allemand M-1884-98 (2ème type
Particularité, le côté supérieur de la cuvette est plat, afin de permettre le tir avec le fourreau sur la baïonnette fixée au fusil
Le fourreau de finition bronzée, est muni d’une cuvette avec ressort interne maintenue au corps par une vis centrale, la lame rentre à l’intérieur que dans un sens.
Ce porte-fourreau en cuir est souvent associé aux fourreaux des baïonnettes belges M-24/30 destinées à l’export.
Avis personnel sur l’attrait de ce modèle :
Beaucoup de ces modèles encore assez courants sont généralement en très bon état et à des prix relativement peu élevés, idéals pour débuter une collection.
Le 29/02/24.
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Baïonnette modèle 1918 « N 588 »
Longueur : 431 mm
ø interne de la douille :14 mm
Poids : 490 g
Frontière franco-suisse année 1940 (baïonnette M-18 au premier plan)
Fantassins suisses avant 1943
Armement : fusil Schmidt-Rubin Modèle 00/11, K11, K31
Valeur : €€€
Rareté :
Ce couteau-baïonnette conçu à la fin de la Première Guerre mondiale a été utilisé avec plusieurs modèles de fusils courts (K Karabiner). Comme le diamètre interne de la bague est toujours de 14 mm, il est impossible de le monter sur des fusils M-1889, 89-96, 96-11, G11.
N° 122 198 attribué à un fusil K-11 fabriqué en 1924
N° 771 055 attribué à un fusil K-31 fabriqué en 1943
Pas de n° de série non attribué
Les baïonnettes étaient toujours livrées à l’arsenal sans numéro, après l’attribution à un fusil, le matricule de l’arme était frappé sur la croisière et le tout livré à l’armée. En cas de remplacement de la baïonnette, le matricule du fusil était frappé sur la croisière. Voir lien n° de fusil et années.
Pour comparaison, en haut M-1918, en bas M-1889
La croisière comporte un renfort intégrant la soie, (processus hérité du M-1887)
Dernière année de fabrication (1958), et marquage d’acceptation (croix)
La poignée comparativement au M-1889 est munie d’un pommeau légèrement plus long. Les plaquettes sont maintenues entre elles par tiges filetées et écrous soigneusement polis. Il est possible de trouver des baïonnettes dont toutes les parties métalliques sont entièrement chromées par des entreprises privées, mais autorisées par les autorités militaires.
La lame est symétrique à double tranchant affûté, ce type de profil sera conservé pour le modèle SIG 57.
Les fabricants :
– Elsener Schwys alias (VICTORIA SCHWYZ) société Victorinox commune de Schwys canton du même nom, les modèles fabriqués après 1953 sont estampillés VICTORIA.
– Waffenfabrik Neuhausen.
Marquage SIG Neuhausen (marque N avec un fusil)
La bouterolle est démunie de trou d’évacuation de l’eau
Le fourreau est identique au M-1889, seule la cuvette avec ressort interne fixée par une vis à l’arrière est spécifique à la lame du M-1918. Le pontet est généralement muni d’une lanière maintenue par un rivet ou par points de couture. Les fourreaux suisses ne comportent pas de matricule.
A partir des années 60, un nouveau porte-fourreau conçu pour le modèle SIG 57 est entré en service, il possédait une lanière en cuir, pour l’adapter il suffisait de supprimer la lanière d’origine attelée au pontet du fourreau.
Les porte-fourreaux utilisés avec ce modèle sont, voir (Porte-fourreaux suisses).
Avis personnel sur l’attrait de ce modèle :
Toutes les baïonnettes suisses ont une très bonne qualité de finition, ce modèle encore assez courant complète la collection des baïonnettes pour fusils Schmidt-Rubin.
Le 27/10/21.
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Baïonnette MAS 36 1ère et 2ème VERSION « N 590 »
La baïonnette modèle 36, à la veille de la Seconde Guerre mondiale est une innovation, elle ne se loge plus dans un fourreau fixé au ceinturon, mais à l’intérieur du fût du fusil avec lequel elle est associée. Un système de logement en acier intégré à l’arme permet l’utilisation de la baïonnette « à l’envers » pour la position de transport ou « à l’endroit » pour le combat.
Ce modèle atypique, par rapport à une baïonnette classique à lame plate possède plusieurs avantages :
- Il est beaucoup moins encombrant, car plus léger et ne porte pas atteinte au point d’impact lors du tir.
- Son mode de fabrication simplifié est très rapide.
- Son coût de fabrication est dérisoire, pas de poignée avec plaquettes, pas de fourreau, et en l’occurrence pas de porte-fourreau.
- Il ne possède pas de fourreau, (peu pratique lors d’un déplacement rapide).
Seul inconvénient, sa lame est dépourvue de tranchant bien pratique pour la préparation d’un poste de combat dans les zones boisées.
Les trois différents moletages :
La poignée, d’une longueur de 92 mm, est constituée d’un cylindre d’acier qui comporte sur sa partie centrale un manchon moleté d’une longueur de 15 mm. Le moletage de ce manchon est usiné selon un angle de 45°, 60°, 90°, mais les exemplaires primitifs se rencontrent le plus souvent avec un moletage usiné à 45° ou à 90°. Un bouchon en acier vissé, bloqué mécaniquement obture la partie arrière de la poignée. Le cylindre de la poignée creux intègre le système de verrouillage à levier avec ressort qui permet de fixer la baïonnette à l’arme.
La lame profilée à quatre pans creux du modèle 1886 est conservée, au départ de section ronde elle est rendue cruciforme par forgeage à chaud. Suivant les constructeurs, sa finition, son profil et son extrémité peuvent être différents.
Finition phosphatée et peinte
Les toutes premières baïonnettes fabriquées, sont généralement recouvertes d’une peinture noire cuite au four, ensuite les fabrications suivantes seront bronzées, et les toutes dernières phosphatées.
Les marquages :

Les baïonnettes fabriquées après 1944 possèdent un code matricule du fusil simplifié : Seulement les deux derniers chiffres de celui-ci sont reportés sur le talon de la 1ère ou de la 2ème version. On retrouve dans certain cas le matricule complet (lettre et chiffres) et le matricule simplifié reporté sur le talon. La plupart des baïonnettes ne comportent aucun code matricule.
Marquage : C.M.R
Marquage : T
Il est possible de rencontrer des modèles du second type portant sur le talon de la lame, un marquage composé d’un code de trois lettres en caractère bâton frappées perpendiculairement à l’axe directeur de la lame, ce marquage, est celui du sous-traitant civil ayant fabriqué la baïonnette.
1) la première lettre correspondant au lot d’acier.
2) la deuxième lettre indiquant l’année de fabrication.
3) la troisième lettre indiquant le mois de fabrication.
Ces marquages se rencontrent assez rarement et les seuls connus sont :
CA T et BA N
La plupart des baïonnettes ne comportent aucun marquage fabriquant.
En plus des manufactures d’armes d’état, l’Armée Française a dû faire appel à des sous-traitants privés pour la fabrication des baïonnettes du fusil MAS-36.
Voici la liste alphabétique des industriels fournisseurs de matériel d’armement attributaires d‘une marque distinctive :
B = Compagnie Générale du Duralumin et du Cuivre. Usine de Boisthorel (Orne).
C = Compagnie Française des Métaux. Usine de Castelsarrazin (Tarn et Garonne).
C.M.R = Dupré Constructions Mécaniques de Romilly (Aude).
D = Compagnie Générale du Duralumin et du Cuivre. Usine de Dives (Calvados).
D.M.R = Etablissements Delettre à Montrouge (Seine).
D.N = Etablissements Camille Dumont à Pont Saint-Uze (Drôme).
K = Société Ame des Etablissements Charpentier, Vogt, G Goguel et Compagnie à Montbéliard (Doubs). Usine de Niederbruck (Haut-Rhin).
R = Tréfileries et Laminoirs du Havre. Usine de Rugles (Eure).
S = Compagnie Française des Métaux. Usine de Sérifontaine (Oise).
T =Tréfileries et Laminoirs du Dauphiné à Domene-Bonmartin (Isère).
Source : Secrétariat d’Etat Aux Forces Armées. Direction Des Etudes et Fabrications d’Armement. 02 Juillet 1958
La première version
Modèle : MAS36 première version
Longueur : 432 mm environ
Poids : 165 g
Armement : fusil MAS-36, MAS36 LG 48, MAS 36-51
Valeur : €€
Rareté :
A la veille de la Seconde Guerre mondiale la fabrication du fusil MAS36 ne démarre qu’en 1938, avec malheureusement une cadence de production très faible, ce qui fait qu’à la déclaration de guerre à l’Allemagne, il n’a été livré que 63 000 exemplaires aux unités combattantes.
Les baïonnettes MAS 36 (de la première version) les plus rares, ont été fabriquées entre 1938 et 1950, elles ne comportent pas de trou de déverrouillage dans la poignée. Ces baïonnettes sans trou de déverrouillage permettaient qu’en cas de prise imminente par l’ennemi, les militaires pouvaient neutraliser de manière quasi-définitive leurs fusils MAS 36 en leur possession.
Pour réaliser cette opération, il suffisait de se faire face avec deux armes, de jeter une des deux baïonnettes, l’autre étant à « l’envers » en position dit de transport, et ensuite de l’enfiler dans le logement resté vide de l’arme lui faisant face, cette petite manœuvre complétait le sabotage par enlèvement de la culasse.
En bas la première version
Période d’utilisation :
Certaines baïonnettes avec la lettre suivie du matricule ont probablement été utilisées durant la bataille de France, l’occupation, et encore après, après modification.
Avis personnel sur l’attrait de ce modèle :
Pour les fervents passionnés d’histoire de la Seconde Guerre mondiale, ce rare modèle, de préférence avec une lettre et matricule, est indispensable dans une collection.
La deuxième version
Modèle : MAS36 deuxième version
Longueur : 432 mm environ
Poids : 165 g
Fusil MAS-36 modifié avec trou permettant le déverrouillage (Photos trouvées sur internet)
Armement : fusil MAS-36, MAS36 LG 48, MAS 36-51
Valeur : €
Rareté :
A partir de 1950 jusqu’en 1956, les fusils et baïonnettes neufs ainsi que ceux ou celles d’anciennes générations furent modifiés afin de permettre leur séparation, qui par accident ou par jeu se seraient trouvés verrouillés à une même baïonnette. Un trou de 4 mm de diamètre permettait à l’aide d’une pointe de tournevis, de cartouche ou de tout autre outil pointu le déverrouillage de la baïonnette.
Les baïonnettes fabriquées après 1950 seront toutes phosphatées. Certains modèles de la première et de la deuxième version, utilisés par la garde républicaine possèdent une lame chromée jusqu’au moletage, ce travail est réalisé après avoir soigneusement poli le traitement précèdent, (peinture cuite au four, phosphatation ou bronzage).
En haut la deuxième version
Période d’utilisation :
Utilisées durant les Guerres d’Indochine, d’Algérie. Pour info, en 2000, le MAS-36 était toujours en service dans les brigades de gendarmerie, accompagné en général par un MAS-49 ou 49/56 avec lunette APX-L806, un FM-24/29 et plusieurs MAT-49. Ces armes ont été reversées en 2002/2003.
Avis personnel sur l’attrait de ce modèle :
Pour un prix d’achat dérisoire une quinzaine d’euro, idéal pour débuter une collection.
Le 09/09/24.
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Baïonnette modèle 24 raccourcie « N 593 »
Longueur : 432 mm
ø interne de la douille : 15,5 mm
Armement : fusil, système Mauser 98
Valeur : €€€
Rareté :
Cette baïonnette yougoslave ex-M-24/30 de longueur initiale (515 mn) raccourcie a été utilisée par la Turquie dans les années 50, avec les nombreuses armes avec système Mauser 98 récupérées avant et après la Seconde Guerre mondiale.
La lame porte près de la croisière les marquages « AT3 » ou « BT3 ». Particularité, le modèle 1924 peut porter les marquages « AT3 » ou « BT3 », le modèle 1924/30 uniquement « BT3 ».
Le fourreau a également été raccourci à la longueur de la lame, la partie qui servait à la fixation du bouton de suspension a été brasée directement sur le corps.
Le 30/03/20.
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Baïonnette M-1914, type I (variante Bayard) « N 594 »
Longueur : 432 mm
Poids : 385 g
Armement : fusil Mauser G 98 et Karabine 98A.Z
Valeur : €€€ €€€
Rareté :
Le modèle S.14 est, à bien des égards, le premier des «Ersatz». Les autres «Ersatz» et lui ont été fabriqués parce que, tout simplement, après avoir appelé les réservistes, fin 1914, l’Allemagne se trouvait encore à court de presque un million de fusils et de leurs baïonnettes pour ces hommes …
Cet très rare exemplaire a la particularité d’avoir été fabriqué par Bayard (anciens établissements Pieper) en Belgique sous occupation allemande.
La société anonyme des Anciens Etablissements Pieper
Biographie
Cette société est créée le 4 août 1905, elle reprend les actifs des Ets Pieper mis en liquidation.
Toutefois, contrairement à cette dernière, ses activités se limitent à la fabrication d’armes : fusils de chasse et carabines. Dès 1907 elle cède les usines de la rue des Bayards et de Nessonvaux et fait bâtir une nouvelle usine à Herstal, au 73 de la rue Petite Foxhalle.
En août 1914, les AEP sont contraints de travailler pour l’occupant allemand à qui ils fourniront de grandes quantités de pistolets Bayard, des baïonnettes pour Mauser et des pièces détachées pour pistolets Parabellum P08.
La poignée est de constitution identique au modèle 1914, les plaquettes sont maintenues à la soie par boulons à tête ronde et écrous fendus.
Chevalier monté
Poinçon de contrôle
La lame est polie brillant, avec une large gouttière sur chaque face aux extrémités carrées.
L’extrémité du corps non percée comporte une bouterolle
Ce fourreau de type Ersatz est souvent rencontré avec ce modèle, le corps en tôle d’acier de piètre qualité comporte deux rainure sur le devant et une de liaison sur l’arrière, il peut être recouvert de peinture verte olive ou plus rarement noire.
Le porte-fourreau en cuir, dont il existe plusieurs variantes peut être de couleur brune ou noir, quatre rivets en laiton avec rondelles renforcent l’ensemble.
Remarques perso :
Pour plus d’informations, ouvrage conseillé : Les baïonnettes allemandes (1898-1945) de Christian Méry.
Le 05/09/23.
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Baïonnette modèle 1935 « N 595 »
Longueur : 429 mm
ø interne de la douille : 15,5 mm
Poids : 440 g
Matricule 7984 d’un des derniers fusils M-35 fabriqués
Armement : fusil modèle 1935
Valeur : €€€ €
Rareté :
Le fusil M-1935 était étroitement inspiré du fusil M-1908. On pense qu’environ 8 000 exemplaires ont été produits par Mauser pour le Brésil de 1935 à 1938 (7 000 fusils et 1 000 carabines). Ces armes ont été livrées en deux lots de 4 000 chacun, le premier en septembre 1935, le second au printemps / début de l’été 1937. Produits dans le cadre d’un contrat commercial, les fusils portent la célèbre marque Mauser «Banner», ces fusils et baïonnettes sont rares aujourd’hui.
Ces baïonnettes sont compatibles avec les porte-baïonnettes des fusils brésiliens Mauser M-08/34 et M-1934 CZ, leur provenance est incertaine, mais il y a de forte probabilité qu’elles proviennent d’Allemagne.
Ecrou rond du système de verrouillage
La poignée assez massive est munie d’un pommeau oblique qui comporte une rainure en forme de trèfle, sa conception ne lui permet pas de s’adapter aux armes de type 98. Les plaquettes sont maintenues entre elles par vis à grosse tête ronde dentée et écrou fendu. Un matricule toujours inférieur à 8 000 est inscrit sur la croisière.
La lame de finition polie brillant, de très bonne qualité, est dépourvue de marquage, elle comporte une large gouttière sur chaque face.
Le fourreau bronzé est muni d’une cuvette avec ressort interne maintenue au corps par une vis centrale. Le bouton de suspension comporte quatre stries comme le fourreau allemand M-1884-98 (2ème type). Son extrémité se termine par une bouterolle non percée.
Avis personnel sur l’attrait de ce modèle :
Bien qu’anodin pour les néophytes, ce rare modèle de part sa qualité de fabrication et sa rareté possède évidement un attrait pour une collection.
Remarques perso :
Merci à David pour certaines photos.
Le 11/01/21.
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Baïonnette modèle 1908 de fabrication locale « N 597 »
Longueur : 432 mm
ø interne de la douille : 15,5 mm
Armement : fusil Mauser brésilien M-1908 de type G98
Valeur : €€€
Rareté :
Cette variante peu courante, a probablement été fabriquée au Brésil à la (Fabrica Itajubá – FI) inaugurée en 1934.
Le matricule de l’arme est frappé sur la croisière
La poignée est de constitution identique au modèle 1908 de fabrication allemande. Les plaquettes sont maintenues entre elles par vis à tête ronde et écrous fendus.
La lame polie brillant, avec évidement ne comporte aucun marquage fabricant.
Le fourreau à partir de 1934 ainsi que ceux de remplacement seront fabriqués localement à la (Fabrica Itajubá – FI), la chape et l’extrémité ne sont plus en laiton mais en acier bleui, comme celles du M-34.
Ce porte-fourreau en cuir de fabrication brésilienne, renforcé par quatre petit rivets en acier a été conçu pour équiper les baïonnettes M-1908 et M-1934.
Avis personnel sur l’attrait de ce modèle :
Cette rare variante doit obligatoirement être logée dans un fourreau à garnitures en acier.
Le 31/08/23.
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Baïonnette modèle 1908 « N 597 »
Longueur : 432 mm
ø interne de la douille : 15,5 mm
Des soldats brésiliens posent avant d’être expédiés en 1944, en Italie contre les allemands. Sur la photo, ils sont équipés avec des Mausers M-1908 brésiliens et leur propre équipement militaire, mais à leur arrivée en Italie, ils ont reçu des M1 Garand et des uniformes US (pour un souci de normalisation).
Armement : fusil Mauser brésilien M-1908 de type G98
Valeur : €€€
Rareté :
Ces baïonnettes ont été fabriquées de 1908 à 1914 en Allemagne par trois fabricants (Simson & Co. de Suhl, Alex Coppel et Weyersberg Kirschbaum & Cie de Solingen). Certaines de celles-ci sont encore utilisées pour les cérémonies officielles.
Il existe également une rare version de fabrication locale dont la lame ne comporte aucun marquage constructeur.
Ecrou du bouton du système de verrouillage rond
Poinçon de contrôle brésilien (Bêta)
La poignée est munie d’un pommeau oblique qui comporte une rainure en forme de trèfle, sa conception ne lui permet pas de s’adapter au Mauser G98 allemand. Les plaquettes des variantes allemandes sont maintenues entre elles par rivets sur rondelles. Le matricule frappé sur la croisière, est répété sur le bouton de suspension en laiton du fourreau d’origine.
Variante fabriquée par Simson & Co.
La lame de très bonne qualité de finition polie brillant, avec évidement porte en toutes lettres le nom d’un des trois constructeurs à droite pour Simson & Co. et à gauche pour les deux autres.
Les poinçons de contrôle brésilien (lettre grecque Alpha et Bêta) sont inscrits sur le dos de la lame à la manière allemande, variantes (Alex Coppel et Weyersberg Kirschbaum & Cie de Solingen).
Particularité, la lame pénètre dans la cuvette que dans un sens
Le fourreau en cuir de fabrication allemande (1908 à 1914) et muni de chape et extrémité en laiton. A partir de 1934, ceux de remplacement seront fabriqués localement à la (Fabrica Itajubá – FI), la chape et l’extrémité ne seront plus en laiton mais en acier bleui, comme celles du M-34.
Ce porte-fourreau en cuir de fabrication brésilienne, renforcé par quatre petit rivets en acier a été conçu pour équiper les baïonnettes M-1908 et M-1934.
Pour info :
Le gouvernement d’Hitler a forcé la famille juive Simson à fuir le pays en 1936. Sous la dépossession d’industriels juifs, un fiduciaire a pris le contrôle de l’entreprise et ainsi, par fusion avec d’autres usines, le Berlin Suhler Waffen und Fahrzeugwerke (BSW) a été formé.
Avis personnel sur l’attrait de ce modèle :
Ce modèle, conçu avant la Première Guerre mondiale, de très bonne qualité de fabrication, est facilement identifiable grâce à son fourreau muni de garnitures en laiton, il est généralement bien préservé, son prix d’achat doit rester raisonnable. Toutes ses qualités énumérées auparavant, font qu’il possède un attrait pour une collection.
Le 31/08/23.
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Baïonnette VZ 24 « N 599 »
Longueur : 433 mm
ø interne de la douille : 15,5 mm
Armement : fusil système Mauser de type 98
Valeur : €€€
Rareté :
A partir de 1949, l’état d’israël a acheté et obtenu beaucoup de matériel militaire via la Tchécoslovaquie. Les poinçons d’appartenance à l’armée israélienne ont été frappés sur la croisière de la baïonnette et sur le bouton de suspension du fourreau, ils se composent d’une étoile de David et la lettre hébraïque Tsadi.
Voir baïonnette modèle VZ 24 (de 1924 à 1950).
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Baïonnette VZ 24 (de 1924 à 1950) « N 599 »
Modèle : VZ 24 de première production avec bague
Longueur : 433 mm
ø interne de la douille : 15,5 mm
Poids : 405 g
Militaires tchèques armés de fusil VZ 24 peu de temps avant le début de la Seconde Guerre mondiale
Fantassin allemand équipé d’un fusil VZ 24 (levier d’armement droit) et baïonnette, 11 divisions de l’armée allemande furent ainsi équipées
Armement : Le fusil VZ 24 (« VZ » abréviation du mot « Vzor» qui signifie «modèle»), est une carabine à verrou conçue et fabriquée en Tchécoslovaquie de 1924 à 1942. Il a été développée à partir du Mauser Gewehr 98 et présente un design de verrou très similaire. Le VZ 24 a été mis au point pour remplacer l’obsolète VZ 98/22, également un dérivé tchèque du Gewehr 98. Le VZ 24 était muni d’un canon de 590 mm plus court et considéré comme plus fonctionnel que le canon de 740 mm du Gewehr 98.
Les installations de production de Brno provenaient de Mauser et furent vendues à la Tchécoslovaquie après la fin de la guerre. Comme le Reich allemand n’était pas autorisé à fabriquer ou à exporter des armes de guerre après 1919, les installations en Allemagne étaient inutiles. Grâce à l’intervention d’un membre italien de la Commission d’armistice alliée, toutes les machines de production furent vendues. Le VZ 24 est devenu le fusil standard des forces armées tchécoslovaques et a remplacé divers types tels que le Pistole 98 ou le Mannlicher Model 1895.
Entre 1924 et 1938, la Tchécoslovaquie a fabriqué plus de 775 600 fusils, les premiers fusils étant entrés en service en 1926. La dernière commande a été passée en juillet 1938, alors que les tensions avec l’Allemagne nazie s’intensifiaient au sujet des Allemands des Sudètes.
Utilisé par la Tchécoslovaquie (775 000 ex) et fabriqué en grosses quantités (1 290 300 ex), le fusil VZ 24 fut également exporté vers divers pays (Brésil, Chine, Estonie, Guatemala, Honduras, Iran, Lettonie, Nicaragua, Pérou, en Roumanie avant et durant la Seconde Guerre mondiale, Salvador, Turquie, Uruguay et Yougoslavie).
En mars 1939, Brno fait partie du protectorat de Bohême-Moravie, entité créée par l’Allemagne nazie pour liquider ce qui reste de la Tchécoslovaquie après l’annexion des Sudètes (1938) et la proclamation d’indépendance de la Slovaquie.
Avec l’occupation par les troupes allemandes en 1939, la production se poursuivit sous la direction allemande sous le nom de Pistole 24(t). Les fusils fabriqués étaient principalement destinés à la Waffen-SS, mais furent également utilisés par la Wehrmacht pendant la Seconde Guerre mondiale. En 1942, selon les chiffres du Bureau des armes de l’armée, 330 000 fusils Pistole 24(t) avaient été fabriqués. A la fin de 1942, la production de fusils à répétition à Brno était entièrement concentrée sur la carabine 98k dans le cadre des efforts de rationalisation menés par le ministre de l’Armement et des Munitions du Reich, Albert Speer.
La baïonnette VZ 24, a spécialement été conçue pour le canon court du fusil du même modèle, sa lame est un peu plus longue que la baïonnette VZ 23 utilisée avec le VZ 98/22 à canon long. Le fantassin avait la même portée lors d’un combat au corps à corps à la baïonnette, qu’avec un fusil VZ 98/22.
Ce qui est atypique pour ce modèle est la position de la lame à tranchant inversé, héritée des baïonnettes (M-1895, et VZ 23). Cette position rendait l’utilisation de la baïonnette fixée au fusil plus efficace car il est plus facile d’appliquer une force vers le haut que de pousser le fusil vers le bas.
Les baïonnettes étaient initialement fabriquées exclusivement à Brno, et depuis 1937 également dans l’usine Zbrojovka Brno nouvellement construite à Považská Bystrica.
La République slovaque où se situe Považská Bystrica était un état satellite de l’Allemagne nazie créé le à la suite du démantèlement de la Tchécoslovaquie. Dans l’historiographie, ce régime formellement indépendant est désigné sous le nom d’Etat slovaque.
La poignée est munie un pommeau oblique qui comporte une rainure en forme de trèfle, sa conception lui permet de s’adapter à toutes les armes de type Mauser 98. Le verrou de fixation à l’arme est légèrement proéminent évitant ainsi un usinage précis de celui-ci par rapport au pommeau. Les plaquettes sont maintenues entre elles par boulons à tête ronde dentée et écrous fendus. La croisière est maintenue à la lame par deux rivets saillants, elle porte généralement le logo Z (Zbrojovka Brno).
Les marquages régimentaires tchèques sur le talon
Rares marquages régimentaires (22e régiment d’infanterie), (Artillerie du département automobile)
Le talon porte quelquefois les marquages de l’unité et du numéro d’enregistrement. Cela a été fait sur la base du décret du Département de l’armement et de l’économie (dossier n° 536735 de juillet 1922). Au cours des années suivantes, l’obligation de marquer les armes de cette manière a été inscrite dans le règlement D-XIII-3 « Entretien et réparation des blindés ». Ce marquage comprenait le numéro de l’unité, l’abréviation de son nom, composée généralement de 1 à 3 lettres et le numéro d’enregistrement de l’arme. La même marque était également estampillée sur une plaque ronde, qui était fixée à la crosse du fusil auquel appartenait la baïonnette.
Les marquages sur la soie
E lion 28
E lion 36
A partir de 1928, la marque d’acceptation tchécoslovaque (lion de bohème) qui se trouvait sur le côté droit de la lame a été déplacée sur la soie.
A partir de 1937 la forme de base de la marque d’acceptation reste, mais après la lettre E a été ajouté le numéro VTLU (Institut technique militaire et d’aviation), selon lequel il est possible de déterminer quel arsenal a fabriqué l’arme.
E1 état slovaque 40
Liste des codes des arsenaux de fabrication des baïonnettes et fusils VZ 24 à partir de 1937 :
- E1 – Pilsen est une ville de la République tchèque
- E2 – Adamov
- E3 – Brno est une ville de la République tchèque
- E4 – Považská Bystrica est une ville de la République slovaque
- E5 – Vlasim
- E6 – Semtín
- E7 – Strakonice
- E8 – Prague
La lame comporte une gouttière sur chaque face et un petit contre-tranchant à son extrémité, son profil restera inchangé jusqu’à la fin de production. Certains de ces modèles peuvent avoir toutes les parties métalliques entièrement bronzées, probablement après la Seconde Guerre lors d’un dernier reconditionnement.
En temps de paix, on utilisait des baïonnettes dites semi-tranchantes avec une largeur de lame de 0,3 mm et elles n’étaient complètement affûtées qu’après l’annonce de la mobilisation.
Les marquages sur la lame
Marquage précoce (année 1924), sans lettre de traçabilité
Marquage CSZ suivi d’une lettre (traçabilité) qui désigne la Manufacture d’Etat tchécoslovaque
En général, les modèles destinés à l’armée tchèque portent la marque CSZ, tandis que ceux destinés à l’exportation portent un Z dans un cercle à cet endroit.
Marquages précoces du même type que sur le modèle VZ 23
E lion 26
A partir de 1928, la marque d’acceptation qui se trouvait sur le côté droit de la lame a été déplacée sur la soie.
Le fourreau comporte une cuvette avec ressort interne maintenue au corps par deux rivets, le bouton de suspension est généralement de forme ovale ou très rarement ronde pour certains modèles destinés à l’Amérique du Sud.
Les fourreaux étaient marqués sur le bouton de suspension, ce marquage était similaire à celui des baïonnettes. En plus des fourreaux marqués de la marque CSZ, il existe également des fourreaux marqués du logo du fabricant, notamment de la société KOMO (ovale dans lequel se trouvent deux lettres O, tandis qu’à l’intérieur la première est K et la seconde M) et Zbrojovka Brno (lettre Z dans un cercle). Sous le logo du fabricant, il y a généralement une marque de contrôle d’acceptation comme décrit ci-dessus, seulement chez KOMO sa forme est H lion date (jusqu’en 1928), puis elle passe à ZI lion date. Ce marquage a été conservé jusqu’en 1933, lorsque Zbrojovka Brno est devenu un fournisseur monopolistique de fourreaux.
Certains fourreaux destinés à l’exportation portent un Z dans un cercle.
Modèle : VZ 24 ayant subi une suppression partielle de la bague
Longueur : 433 mm
Armement : fusil VZ 24, nomination officielle allemande G 24 (t)
Valeur : €€€
Rareté :
La Tchécoslovaquie est annexée par les allemands et cesse d’exister en tant qu’état indépendant le 15 mars 1939. Une partie des fusils VZ 24 et baïonnettes en stock ou encore en dotation dans l’armée tchèque est saisie par l’armée allemande (762 000 fusils et 986 000 baïonnettes).
Certaines de ces baïonnettes ont été partiellement transformées, la bague de fixation qui intégrait le canon du fusil VZ 24, re-nommé G 24 (t), jugée inutile est en partie supprimée, ne laissant subsister suivant le cas qu’un embryon de douille.
Modèle : VZ 24 ayant subi une suppression de la bague et retravaillé
Longueur : 433 mm
Armement : fusil VZ 24, nomination officielle allemande G 24 (t), ou K 98
Cette variante issue d’un modèle standard de première production, a subi quelques petites modifications, probablement après l’occupation allemande.
La poignée est spécifique à cette variante, le verrou de fixation à l’arme soigneusement usiné n’est pas proéminent comme pour le modèle standard. Les plaquettes sont maintenues entre elles non pas par boulons mais par vis et écrous fendus.
La lame a été soigneusement affûtée après l’annonce de la mobilisation.
Le fourreau est doté d’une vis de maintien supplémentaire en plus des deux rivets.
Modèle : VZ 24 fabrication de Guerre
Longueur : 433 mm
Armement : fusil VZ 24, K 98
Valeur : €€€
Rareté :
La fabrication des baïonnettes VZ 24 s’est poursuivie pendant la Guerre sous contrôle allemand. Les baïonnettes nouvellement fabriquées dépourvues de bagues et de tous marquages tchèques portent sur le talon du pommeau ou sur la lame les codes DOT ou DOV attribués par les allemands. Le poinçon du Waffenamt est frappé sur l’arrière du pommeau.
Le Waffenamt était un numéro donné aux inspecteurs de l’usine qui inspectaient l’article pour s’assurer qu’il répondait aux spécifications militaires. S’il répondait aux spécifications, l’article était tamponné et accepté par l’armée. Les lames peuvent être frappées d’un n° de série à la manière allemande.
Poinçon du Waffenamt
La poignée est munie de plaquettes maintenues entre elles par boulons à tête ronde dentée et écrous fendus.
Année 42
N° de série de la baïonnette
La lame comme le reste des autres parties métalliques est fortement bronzée.
Modèle : VZ 24 fabriquée après la Seconde Guerre mondiale
Longueur : 433 mm
ø interne de la douille : 15,5 mm
Armement : fusil VZ 24 ou K 98
Valeur : €€
Rareté :
A partir de 1945 jusqu’en 1950, les arsenaux tchécoslovaques ont repris leurs productions de baïonnettes, qui ont été utilisées en petit nombre par l’armée tchèque et vendues sous contrat à d’autres nations durant cette courte période.
Lettres tgf arsenal de Brno
Celles fabriquées sous la troisième République tchécoslovaque, (de 1945 à 1948) portent le marquage, tgf qui signifie (Tschechische Gewehr Fabrik) et le lion tchèque. Après la prise de pouvoir des communistes le lion disparaîtra définitivement des marquages, il sera remplacé par deux épées croisées.
Ces baïonnettes sont généralement très bien préservées, leur finition suivant le cas peut être bleuie, ou légèrement phosphatée. Les lames ne portent aucun marquage sauf si elles proviennent d’anciens stocks (marquées CSZ).
Il est aussi possible de trouver des modèles fabriqués avant 1938 qui ont été re-conditionnés ainsi : plaquettes neuves, et toutes les parties métalliques bleuies sans marquage tgf.
La date de fabrication est inscrite sur la soie et sur le bouton de suspension du fourreau, le Lion signifie appartenance à l’armée tchèque, E suivi d’un chiffre le code usine (ci-dessous).
Liste des codes des arsenaux de fabrication des baïonnettes et fusils VZ 24 :
- E1 – Pilsen
- E2 – Adamov
- E3 – Brno
- E4 – Považská Bystrica
- E5 – Vlasim
- E6 – Semtín
- E7 – Strakonice
- E8 – Prague
- E95 -Brno (1950)
Les tous derniers modèles fabriqués en 1950 à BRNO sont marqués (E 95, épées croisées, 50) sur le dessus de la soie et sur le bouton de suspension du fourreau.
Modèle fabriqué en Tchécoslovaquie, fabricant, F. Franek, lieu D.BERKOVICE associé à un lion
La République tchécoslovaque a été créée en 1918 à partir de l’empire austro-hongrois démembré. Les porte-fourreaux utilisés avec les baïonnettes ex-autrichiennes M 1888 et M 1895 et ceux fabriqués pour les nouvelles baïonnettes (VZ 23,24) étaient identiques au modèle austro-hongrois. Comme la plupart ne sont pas marqués, il est impossible de les identifier avec précision, quelques-uns portent des marques nationales (lion) ou des marques incluant les noms de villes tchécoslovaques. Les marques nationales les plus courantes sont la date, généralement entre (1935 et 1939), associée à un lion.
Avis personnel sur l’attrait de ce modèle :
Les baïonnettes VZ 24 encore bien présentes en bourse aux armes, font par leurs multiples variantes le bonheur de nombreux collectionneurs.
Le 24/10/24.