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Ma collection de Baïonnettes

Baïonnette-Couteau Ross modèle 1910 MK II « N 375 »

admin

Longueur : 372 mm
ø interne de la douille : 16,7 mm
Poids : 490 g

Photo trouvée sur internet

Armement : Le fusil Ross a été le premier fusil militaire canadien à être produit dans ce pays. Jusqu’à son adoption, les militaires canadiens comptaient sur la Grande-Bretagne pour fournir les armes légères dont ils avaient besoin. Cependant, pendant la 2e guerre des Boers (1899-1902), la Grande-Bretagne n’a pas été en mesure de fournir suffisamment de fusils militaires aux forces canadiennes, de sorte que le gouvernement a poursuivi la production d’armes dans son propre pays. Après avoir offert à plusieurs armuriers anglais, dont B.S.A., l’opportunité d’implanter une usine au Canada, ce qui a été refusé, une solution entièrement canadienne a été adoptée. Sir Charles Ross est devenu un fabricant d’armes après avoir fait approuver le fusil Ross par le Département canadien des munitions et avoir reçu un contrat pluriannuel pour fabriquer les fusils. En 1902, Ross a créé son usine et a rapidement commencé la production de son fusil à verrou droit de haute qualité. Le fusil Mk I Ross est entré en production en 1903, le fusil Mk II en 1905, et enfin le Mark III en 1914.

Valeur : €€€ €€€ €
Rareté : che1valierche1valierche1valierche1valierche1valierche1valierche1valier

Il existe deux variantes de cette baïonnette produite à environ 420 000 exemplaires, le très rare M-1905 MK I et le M-1910 MK II. La désignation M-1905 MK I est due à l’adoption et à l’émission en 1905 du fusil Ross, cependant, le fusil Ross n’était pas équipé à l’origine d’un porte-baïonnette. La baïonnette a été officiellement adoptée en 1908 bien que brevetée avant en 1907 d’où « patented 1907 » inscrit sur le pommeau, mais n’a été délivrée qu’en 1910.

M-1905 MK IInscription « 48 – H » indique une possible attribution au 48e régiment des Highlanders, à Toronto, en Ontario

Le modèle 1905 MK I, produit à seulement 2 000 exemplaires est facilement reconnaissable grâce à sa croisière différente du M-1910 MK II, ne le possédant pas, je ne m’attarderai pas sur celui-ci.

Le Canada est entré dans la Première Guerre mondiale en février 1915, à partir de mi-septembre 1916 (fusils et baïonnettes) furent retirés du service de première ligne et remplacés par le fusil anglais SMLE M-1907. Ce chamboulement a été réalisé suite aux divers problèmes rencontrés lors de la bataille d’Ypres (avril 1915) avec le fusil ROSS MARK III (longueur trop importante, poids, enrayement, décrochage de la baïonnette lors du tir).

Les fusils, inaptes au combat dans les tranchées, furent retirés du service canadien à peu près au moment de l’entrée en guerre des Etats-Unis. Manquant d’armes pour les forces expéditionnaires, sans parler de l’entraînement des troupes, les Etats-Unis obtinrent environ 20 000 fusils et baïonnettes par l’intermédiaire du gouvernement canadien et les distribuèrent à la Garde nationale et aux unités d’entraînement. Ces fusils et baïonnettes sont aujourd’hui relativement rares, car beaucoup furent restitués ou vendus après la guerre.

Goupille spécifique au système de verrouillage
Les marquages, flèche large en C = appartenance au gouvernement canadien, 08 = M-1908 ?, 5/10 = fabriqué en mai 1910, couronne et 8 = inspecteur numéro 8Flèche large en C, II = MK II, 1/16, couronne et 4 = marque d’inspection de l’usine RossSur le dessus de la soie, présence de 2 poinçons de contrôle

La poignée assez massive, est munie d’une soie très épaisse, pour le M-1910 MK II, afin de simplifier la fabrication, elle sera  munie d’une croisière droite sans ressaut arrière de renfort. A partir d’octobre 1915, la goupille spécifique au système de verrouillage sera supprimée du mode de fabrication. Les plaquettes en noyer sont maintenues entre elles par grosses vis et écrous fendus. Sa finition est normalement bronzée.

Quelques exemples de marquages régimentaires :

59th Bn sur la poignée avec numéro du Bataillon australienInscription P.E.I.H. superposée au chiffre 567 (Prince Edward Island Highlanders ) Infanterie Ile du Prince Edouard (567 n° d’arme)S 26 D superposés sur 158 (Stanstead 26e Dragon) du régiment situé à la ville de Stanstead, (158 n° d’arme)

La lame d’origine dépourvue de gouttière n’a pas du tout le même profil, celle-ci a été retravaillée et affûtée en arsenal, au Royaume-Uni. Cette opération a été effectuée en 1915, avec les armes qui accompagnaient les troupes canadiennes au Royaume-Uni pour une formation finale avant le déploiement sur le front occidental.

Le fourreau en cuir naturel brun, est muni d’une cuvette en acier avec ressort à lame interne et d’une extrémité en acier. Normalement l’extrémité du corps comporte la date de fabrication, la flèche large en C, le modèle.

Le porte-fourreau également en cuir est attelé grâce à une agrafe située à l’arrière du corps.

Avis personnel sur l’attrait de ce modèle :
Cette baïonnette ne se rencontre que très rarement en Europe, à ne surtout pas laisser passer si une occasion d’acquisition se présente.

Le 05/02/26


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