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Ma collection de Baïonnettes

Baïonnette modèle 1884-98 (3ème type)

admin

Longueur : 385 mm
Poids : 435 g

Armement : carabine 98A.Z, fusil Mauser Kar 98k

Valeur : €€€ €  (si pas au même n°)
Rareté :  che1valierche1valierche1valierche1valier

Cette baïonnette officiellement adoptée par la Wehrmacht à partir de 1934, avec l’arrivée du 3ème Reich, a beaucoup de points en commun avec la baïonnette M-1884-98 (2ème type) utilisée à partir de 1915 durant la Première Guerre mondiale.

M-1884-98 (3ème type)

Comme pour le M-1884-98 (2ème type), le pommeau, la soie et la lame sont forgés d’une seule pièce, la croisière est maintenue par deux rivets soigneusement abrasés.

Le pare-flamme en tôle muni de deux trous d’évacuation des déchets épouse parfaitement la baguette de nettoyage de l’arme.

Cette pièce initialement conçue durant la Première Guerre mondiale pour que le canon plus court de la « Karabiner 98A.Z » n’endommage pas par brulures le dessus des plaquettes, n’a pas disparu du monde de fabrication. La Karabiner 98A.Z était encore utilisée au début de la Seconde Guerre mondiale.

98K 001Poinçon du Waffenamt deux fois répété

Le pommeau à l’arrière gauche porte généralement deux poinçons du Waffemant, numéro donné aux inspecteurs de l’usine qui vérifiaient l’article pour s’assurer qu’il répondait aux spécifications militaires, si celui-ci y répondait, l’article était tamponné et accepté par l’armée allemande. 

Le marquage est un aigle sur «WaA» suivi d’un nombre de un à trois chiffres, ces marques sont minuscules, nécessitant généralement une loupe pour les discerner. Les inspecteurs de Heerwaffenampt (Bureau des armes de l’armée) (en fait, chefs d’équipe d’inspection) ont chacun émis leur propre numéro. Si l’inspecteur a été réaffecté à une autre usine, il a pris son numéro avec lui. Bien que l’identité de la plupart des inspecteurs allemands ne soit pas connus, la documentation concernant les usines dans lesquelles les inspecteurs ont travaillé, le type de matériel inspectés, et les années qu’ils y ont travaillé ont survécu à la guerre. 

Sur la baïonnette SG 84/98 III, ces marquages se trouvent généralement sur le pommeau, cependant ils sont également parfois observés sur d’autres parties comme la croisière, la soie, le pare-flamme, le contre-écrou, le bouton-pression et le dessous de la poignée. Sur le fourreau, un waffenampt se trouve généralement sur la bouterolle.

Deux marquages différents du ​​waffenampt ont été utilisés :

Avant 1937, les ailes de l’aigle étaient tombantes

A partir de 1937/38, les inspecteurs sont passés à une nouvelle marque, les ailes de l’aigle étaient droites.

Certaines baïonnettes, sauf le modèle portugais, non utilisées par la Wehrmacht sont dépourvues de tous poinçons de contrôle.

La poignée comporte un pommeau droit de conception simplifiée, qui comporte une rainure en forme de trèfle, avec bouton de verrouillage à écrou fendu.

Les plaquettes sont généralement fixées entre elles par vis à tête ronde et écrous fendus, ou plus rarement à partir de 1944 par rivets. Les paquettes en bois ou en Bakélite ont été utilisées tout au long de la production en alternance suivant la disponibilité des matériaux. Les plaquettes en bois étaient généralement faites de noyer européen, celles en Bakélite peuvent être de couleurs variées d’un brun chocolat foncé au rouge, avec de nombreuses nuances différentes observées. Certaines plaquettes donnent l’apparence que de la sciure de bois a été mélangé avec de la Bakélite pour former un matériau composite.

Variantes de couleur

Pendant la plus grande partie de la période de production, toutes les parties métalliques de la baïonnette avaient un fini bleui poli. Alors que la guerre s’éternisait en longueur, les fabricants sont devenus moins attentifs sur la finition de leurs produits. A partir de 1944, quelques fabricants ont commencé à utiliser une finition phosphatée.

Finition assez sommaire

La lame avec une gouttière sur chaque face, bien proportionnée, est généralement de finition polie bleuie, celles fabriquées durant les années 1944 ou 45 sont généralement de finition assez sommaire.

N° de série et fabricants de 1934 à 1945

98 001Le numéro de série est composé généralement de 1,2, 3 ou 4 chiffres et dans certain cas suivi d’une ou deux lettres

Le numéro de série (traçabilité), des modèles fabriqués en Allemagne ou en France part de 1 à 9999, chaque années, il est composé, (de 1 à 9999, puis de 1 à 9999 a, jusqu’à 1 à 9999 z, et enfin de 1 à 9999 aa, et ainsi de suite). Dans tous les cas le numéro de série, est inscrit sur la face droite de la lame et sur la face avant du fourreau.

Genossenshaft Maschinenfabrik, Ferlach (OMC) puis identifiées à partir de 1941 par les lettres bym, en Autriche occupée a utilisé un autre système complexe pour inscrire ses numéros de série.

Plusieurs évolutions de 1934 à 1945 ont été effectuées sur la façon d’inscrire le non du fabriquant sur la lame et sur le fourreau.

Année 1934 et 1935 :

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Le non du fabricant devant resté secret, (lame et fourreau) seront codés en S/ et 3 chiffres de 155 à 245 et K (1934) ou G (1935). 

Année 1936 :

Ces modèles peuvent être codés ainsi :

Lame S/3 chiffres, fourreau S/3 chiffres et 1936. 

Lame S/3 chiffres et 36, fourreau S/3 chiffres et 36 plus rarement.

Année 1937 :

Ces modèles peuvent être codés ainsi :

Lame S/3 chiffres année 37 sur le contre-tranchant, fourreau S/3 chiffres et 1937. 

Lame portant le nom du fabricant en pleines lettres, année 37 sur le contre-tranchant, fourreau avec le nom du fabricant en pleines lettres et 1937. 

Année 1938 et 1939 :

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La lame porte le nom du fabricant en pleines lettres, année 38 ou 39 sur le dos, fourreau avec le nom du fabricant en pleines lettres et 1938 ou 1939. 

Année 1940 :

Ces modèles peuvent être codés ainsi :

Lame S/3 chiffres, année 40 sur le contre-tranchant, fourreau S/3 chiffres et 1940. 

Lame portant le nom du fabricant en pleines lettres, année 40 sur le contre-tranchant, fourreau avec le nom du fabricant en pleines lettres et 40 ou 1940. 

Lame portant un code de 3 lettres, année 40 sur le contre-tranchant, fourreau avec code de 3 lettres et 1940.

Année 1941 à 1945 :

Les baïonnettes et fourreaux sont codés ainsi : année en 2 chiffres et code fabricant 3 lettres.

La grande majorité des fabricants de ce modèle étaient allemands, des anciennes forges de Solingen.

Il y avait aussi deux fabricants hors d’Allemagne : la manufacture d’armes de Châtellerault (jwh), en France occupée, et Genossenshaft Maschinenfabrik, Ferlach (OMC) puis identifiées à partir de 1941 par les lettres bym, en Autriche annexée.

De plus, cinq entreprises commerciales privées allemandes ont produit ce modèle : 
  1. Jos. Corts : l‘entreprise a été fondée en 1835 et elle est toujours en activité à ce jour. Le nom complet de la société était «Remscheid, fils de Joshua Cort, fils de l’usine de rabotage Remscheid». En plus du produit principal «Couteaux et scies mécaniques pour l’ensemble des besoins industriels», la société a également fabriqué des lames pour rabot à main.
  2. Dürkopp : est un constructeur allemand d’automobiles, de motos, de scooters, de vélos et de roulements à billes. L’entreprise fut fondée par Nikolaus Dürkopp en 1850 et est située à Bielefeld, au nord-est de la Rhénanie-du-Nord-Westphalie, dans la province de Westphalie-Lippe. Aujourd’hui elle ne produit plus que des machines à coudre sous le nom de Dürkopp Adler AG. En 2010 elle a vendu son activité de production de convoyeurs à l’autrichien Knapp AG.
  3. Mundlos AG : était un fabricant de machines à coudre, qui a vu le jour en 1863. Mundlos a survécu à la Seconde Guerre mondiale et est resté dans les affaires jusque dans les années 1960.
  4. Elite Diamant Elite diamant.
  5. J.Sch Jetter & Scherrer, Aesculap Werke, Tuttlingen est un fabricant mondialement reconnu d’instruments chirurgicaux. Aesculap a été formé en 1867 par Gottfried Jetter. Aesculap, ce fabricant a survécu à la guerre et continue de fabriquer des instruments médicaux aujourd’hui. Tuttlingen est la maison mère pour plus de 200 entreprises d’équipement chirurgical, y compris Aesculap. La moitié du monde est équipé d’instruments chirurgicaux fabriqués à Tuttlingen.

Marquages spécifiques KriegsMarine :

Marine 98K

Pour résumer, les baïonnettes ainsi que les fourreaux sont marqués ainsi « lettre préfixe (N pour Nordsee ou O Ostsee), précédés par des chiffres de 1 à 5 quelque fois suivis d’une lettre de suffixe ». Cela signifie, que le marquage KM standard était sous forme « N.xxxxx lettre » ou « O.xxxxx lettre ». Les autres marquages (fabriquant et matricule) sont conservés.

allemagne-chappe-de-fourreau

Le fourreau utilisé pour ce modèle est allemand M-1884-98 du 3ème type, la vis de maintien de la cuvette/ressort se situe sur le côté, à partir de 1941, les quatre stries sur le bouton de suspension ont été supprimées.

Les porte-fourreaux utilisés pour ce modèle sont, voir (Porte-fourreaux) allemands N° : ALL 19 A, B.

Attention arnaque

Durant la Seconde Guerre mondiale aucune baïonnette M-1884-98 à lame à dents de scie n’a été fabriquée, l’usinage des dents a été réalisé en Belgique pour une plus value.

Voir aussi ce site fort sympathique : http://k98.free.fr/

Avis personnel sur l’attrait de ce modèle :
Pour les fervents passionnés d’histoire de la Seconde Guerre mondiale, ce modèle assez courant, est indispensable dans une collection.

Le 04/06/20.


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